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Une chanson...

 
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Auteur Message
Colombine
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: 06/06/2007 09:06:35    Sujet du message: Une chanson... Répondre en citant

La corrida.


Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir ;
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil

Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J'en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m'incline

Ils sortent d'où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J'ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ça peut faire du bien
J'ai prié pour que s'arrête
Andalousie je me souviens

Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu'on puisse autant
S'amuser autour d'une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros



Paroles et Musique : Francis Cabrel, 1994 «Samedi soir sur la Terre"






Écouter :

francis cabrel - la corrida.mp3 - 5.21MB



Because no matter what I say
No, matter what I do
I can’t change what happened
No, matter what I say
No, matter what I do
I can’t change what happened

You just slipped through my fingers
And I feel so ashamed
You just slipped through my fingers
And I have paid…



Parce que peu importe ce que je dis
Peu importe ce que je fais
Je ne peux changer ce qui est arrivé
Peu importe ce que je dis
Peu importe ce que je fais
Je ne peux changer ce qui est arrivé

Tu as juste glissé sous mes doigts
Et je me sens si honteuse
Tu as juste glissé sous mes doigts
Et j'ai payé …




Des heures et des heures durant ils avaient combattus dans l’arène.
Ils avaient dansé la danse de la vie et de la mort.
La danse de la séduction.
Un ballet envoûtant qui ne cesserait qu'au renoncement, au sacrifice de l'un des deux partenaires.
Le taureau, ou l’autre, ce pantin qui agite sa ridicule épée devant le mufle rouge de la bête.
Souvent c’est le taureau qui s’allonge sur le sable doré de cette macabre scène.
Parfois pourtant le bourreau valse une autre valse, au bout des cornes du moderne minotaure.
Dans chacun des cas le public bruyant se réjouit.
Show biz oblige.

Les capes papillonnent sous un soleil aussi brûlant que le sable qui s’envole en lourdes volutes sous les sabots du taureau et les bottes de l’autre.
L’autre qui agite toujours ce morceau de tissu rouge.
Comme le mufle de la bête.
Comme le sang qui tache déjà le sable de l’arène.
Cette dernière devient l’étrange œuvre d’un impressionniste fou.
Telle une toile se gorgeant de peinture, le sol se pare de larges nappes de couleur enflammée.
L’homme n’est pas le seul animal à tuer par plaisir.
On comprend en regardant la bête que parfois les taureaux aussi en sont capables.
Celui-là n’est qu’une masse de muscle et de violence.
On pourrait croire le combat inégal puisque l’homme ressemble plus à une ballerine qu’à un tueur. L’épée fera la différence.
Et cette cape rouge qui tourne autour de l’esprit du taureau.
L'ensorcelle.
Cette cape aussi devient l'arme du gladiateur grenat.

La danse continue.
Encore.
Sol y sombra.
Odeurs d’une foule bestiale.
On entendrait presque un air de tango.
Flamenco.
Intimes et envoûtantes, les figures s’enchaînent.
Enchaînent le taureau à son destin.
Un pas en avant.
Le dernier.
Le taureau s’immobilise.
Souffle rauque de la bête qui attend.
Espère peut être.
Hurlement d’une foule bestiale.
Reflet d’un soleil sur une épée.
Silence.
Enfin.

J’ai froid.
Allongeons-nous.
Le sable est brûlant.
Peut être me réchauffera t’il.
Frissons.
Le sang bouillonnant qui s’écoule de mes veines et abrite mon corps de tiédeur, teinte aussi l’arène d’un pourpre caillot.
Il était là.
En face de moi.
Ses yeux ne reflétaient rien d’autre que la haine à mon encontre.
Je n’ai pas compris.
Je n’ai pas compris comment ces yeux là pouvaient exprimer autant.
On s’approche.
On hésite peut être à m’achever.
On me bouscule.
Je grogne pour qu’on s’éloigne.
Douleur.
L’épée gît à quelques pas de moi.
Inutile à présent.
Je ne savais pas.


Il faut bien mourir.
Dans l’arène un taureau s’ébroue, des gouttelettes de sang et de sueur dansent dans l’air andalou.
Le sable est noir de sang séché.
Le public a déserté les lieux.
Rassasié de réel.
Silence.
Enfin.

L’épée repose toujours sur le sable.
Un éclat de soleil dégouline de la lame sur le sol doré.
Inutilisée.
Inutile.
La lame git comme tout à l'heure le corps.
Le torero qui vient de mourir n’en aura plus jamais besoin. rlh*



Colombine.
kukid
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MessagePosté le: 06/06/2007 09:06:35    Sujet du message: Publicité

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lazareleblanc
Esotérisme -Esoterism

Hors ligne

Inscrit le: 17 Jan 2007
Messages: 535
France - Tours

MessagePosté le: 08/06/2007 00:52:54    Sujet du message: Une chanson... Répondre en citant


_________________
Prépare de la bonne popotte à la portos !!!
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MessagePosté le: 04/12/2016 08:06:22    Sujet du message: Une chanson...

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