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Le Titan de la musique BEETHOVEN
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Raphaël
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MessagePosté le: 02/07/2007 12:22:35    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Allez, un autre lien pour vous faciliter la tâche : http://www.arte.tv/fr/art-musique/un-ete-de-festivals/A_20l_27antenne/932216.html

(interview de D. Barenboïm)

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MessagePosté le: 02/07/2007 12:22:35    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 12/07/2007 10:23:02    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Demain soir,je reviens vous raconter le reste de la vie du grand Beethoven...mais je veux avant,partager avec vous la plus douce de ses symphonies...la 6eme (Pastorale) opus 68...savourez la...c'est du vrai gâteau...

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MessagePosté le: 14/07/2007 07:48:56    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Et voici la 3eme sonate pour piano et violoncelle opus 69...interprétée par rien de moins que Léonar Rose au violoncelle et Glenn Gould au piano...vous trouverez peut-être un peu fatigant que Gould bouge toujours mais c'est qu'il était un autistique et c'est son talent de pianiste qui lui a permis de vivre jusqu'à 50 ans...regardez ses mains sur le piano...des mains de grand maître...son piano et lui ne font qu'un...

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MessagePosté le: 14/07/2007 22:02:16    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Et voilà le 5eme et dernier concerto pour piano l'Empereur opus 73 par nul autre que Glenn Gould ce merveilleux magicien du piano...ce concerto que le grand Beethoven a composé vers 1806 alors que Vienne était assiégé...il se cachait la tête sous des tonnes de coussins pendant les bombardements pour protéger ses oreilles......je vous livre dans quelques instants le dernier bout de l'histoire de Beethoven.....

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MessagePosté le: 15/07/2007 08:55:43    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Excusez moi...on a du tonnerre et des éclairs ici et mon ionternet coupe souvent donc,je remet ca à demain car météo média n'annonce pas d'orage pour demain...pardonnez moi...j'avais promis mais la nature est plus forte que moi... etoiles
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MessagePosté le: 15/07/2007 09:00:33    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

etoiles C'est plus prudent aplus love
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MessagePosté le: 15/07/2007 10:06:38    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Ben vois tu...c'est surtout que j'avais commencé à écrire mon texte sur note pad...et là,mon internet manque et je dois tout recommencer,,,et mon texte est très long...demain ca va aller mieux... love
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MessagePosté le: 15/07/2007 10:17:48    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Pendant les orages il y a risque de surtention et ton ordi peut-être endommagé é'-è etoiles
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MessagePosté le: 16/07/2007 02:25:36    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Bonjour,me revoilà...il y a encore un peu de tonnerre mais je me lance quand-même...

Le premier à écrire la biographie de Beethoven fut Anton Schindler...une biographie froide et inepte du grand maître où il dévaluait ses oeuvres et induira en erreur beaucoup de genset qui fera longtemps et même encore de nos jours un barrage à la véritable compréhension des intentions musicales du grand homme que fut Beethoven...d'ailleurs,c'est une des raisons pourquoi il avait détruit un grand nombre des carnets de conversation du compositeur car ceux-ci démentaient ce qu'il disait dans son livre...mais,certaines affirmations de Schindler ont la vie dure et sont très néfastes pour la mémoire de Beethoven....En outre,en détruisant ces carnets,Schindler nous a privé de beaucoup d'informations...Beethoven y inscrivait tout...des nouvelles politiques,des états de comptes,son état de santé,des poèmes...etc...
En 1818,il avait composé la 28eme sonate opus 101surnommée ((La petite Hammerklavier))on dit qu'elle est magnifique...amoureuse...et en 1819,c'est la grande Hammerklavier,la 29eme opus 106 qui dure 50 minutes...et il entame la missa solemnis qu'il finira en 1823...Entre 1820 et 1822,il compose les 33 variations sur une valse de Diabelli,il termine les 3 dernières sonates pour piano,30 eme 31eme et 32eme,opus 109,110 et 111et il finit la missa solemnis...Ensuite,il finit la 9eme symphonie qui sera jouée pour la première fois à Vienne le 7 mai 1824.,mais notons que les premières esquisses pour la 9eme symphonie remontent à très loin,même avant 1800...on peut dire sans se tromper que cette symphonie l'a suivi pratiquement toute sa vie...pas étonnant qu'elle soit si grandiose....
En 1822,il accepte des commandes pour 8 quatuors...3 pour le prince russe Nicolas Galitzine qui lui dit qu'il les payera au prix fixé,Peters en demande 2 et Neate de Londres lui en commande 3...Il accepte toutes les commandes et fait les premières esquisses mais il avertit qu'il désire auparavent terminer la missa solemnis et la 9eme symphonie.Malgré l'attente que le compositeur lui impose,le prince Galitzine souscrit à la missa solemnis et en organise à ses frais la première audition à St-Petersbourg le 7 avril 1824
Beethoven commence ensuite les esquisses pour la 10eme symphonie,mais se ravisant,il entreprend de finir ses quatuors pour honorer ses commandes...il fait d'abord le 15eme opus 132 puis le 13eme opus 130 dont le finale est la Grande Fugue que le public trouvera trop longue pour un finale...alors,Beethoven la retire...elle sera éditée seule après la mort du compositeur sous le numéro d'opus 133.Pour remplacer la Grande Fugue,il fera un rondo bien haydnien...ce sera d'ailleurs sa dernière composition...en novembre 1826...La Grande Fugue est souvent appelée le 17eme quatuor...Il termine ensuite les deux derniers quatuors tout d'abord le 14eme opus 131 et ensuite,le 16eme et dernier opus 135 qu'il termine en octobre 1826...et c'est là qu'il songe au rondo pour le 13eme quatuor...en faisant un rondo haydnien...on aurait dit qu'il payait une fois pour toutes ses dettes au grand maître Hayd'n...Savait-il que c'était sa dernière composition?moi,je crois que oui...et que c'est la raison pour laquelle il a fait un rondo pour remercier Hayd'n...

Mais,pendant tout ce temps,Beethoven est très malade...il a des maladies des yeux et sa vue se dégrade...il doit porter des lunettes mais il ne les met que quand il est seul car il n'aime pas qu'on le voie avec des lunettes...((petite coquetterie))il a aussi des maladies des poumons...il est souvent dépressif...et il a aussi des maladies des intestins...qui le font terriblement souffrir...Ca ne va pas avec son neveu Karl...Beethoven a trop donné à cet enfant et maintenant qu'il est devenu un jeune homme,il veut tout avoir et faire ce qu'il veut...il n'accepte aucune interdiction...aucune autorité...et en 1826,le jeune homme tente de se suicider....il dira que c'est à cause de son oncle qui est trop autoritaire...Beethoven est atterré....Les autorités de la ville lui conseillent de faire enroler le jeune homme pour lui former le caractère...il doit partir aux environs des fêtes de Noel...
Beethoven décide alors de se retirer chez son dernier frère Johann avec son neveu jusqu'à ce qu'il parte pour l'armée pour profiter des derniers temps qu'ils sont ensembles...Ils partent au début de novembre tout de suite après la composition du rondo...ILs s'installent pour un long séjour mais son frère exige qu'il paye une grosse pension pour lui et son neveu !C'est pourtant Beethoven qui a payé les études de son frère pour qu'il ait la situation enviable qu'il a maintenant...

Le 2 décembre,une querelle éclate entre Ludwig et son frère...Il part avec son neveu pour retourner chez-lui à Vienne...Comme rien n'était prévu pour ce voyage,ils font le voyage dans la voiture découverte d'un laitier par une pluie glaciale...Aussitôt arrivé chez-lui,Beethoven est secoué de frissons...il a une forte fièvre...il se couche et un médecin vient le voir et diagnostique enu double pneunomie aggravée par une fatigue extrême et un état dépressif..il est alité et le restera jusqu'à sa mort...Karl part rejoindre son régiment quelques jours plus tard sans se soucier de l'état de santé de son oncle...

Beethoven s'ennuie beaucoup de son neveu...il est très seul...ne mange presque pas et ne peut se lever car il est trop faible...Son ami le docteur Breuning vient le visiter avec son fils et le trouve amaigri,pâle et faible...il l'ausculte et s'apercoit que personne ne change sa literie et que personne ne le lave..il y a même de la vermine dans son lit...il en est atterré et il engage quelqu'un qui viendra pour s'occupper de lui...Il subit 3 opérations et à sa pneumonie s'ajoute d'autres maladies dont une hydropisie...il fait son testament et nomme Karl seul héritier de ses biens...
Heureusement,en 1825,il avait déménagé pour la enième fois et résidait non loin des Breuning...Le fils du dr Breuning Gérhard qui a 10 ans l'aime beaucoup et viens le voir tous les jours...il lui apporte de la nourriture et lui prête ses livres...Beethoven apprécie ces visites...c'est souvent son sel visiteur pendant des jours...Un ami lointain lui envoie quelques bouteilles de bon vin...et Beethoven dira((Dommage...c'est trop tard!))car le compositeur sait bien que sa fin est proche...il veut quand-même payer pour les bouteilles mais sa situation financière s'est beaucoup dégradée...et s'il ne finit pas sa vie dans la misère c'est grâce à quelques amis et à la Société philharmonique de Londres et son directeur George Smart...il écrit à un ami que toutes les esquisses de la 10eme symphonie sont dans son bureau....on retrouvera plus tard que le 1er mouvement...les autres sont disparus...
Le 24 mars,le petit Gérhard arrive chez Beethoven et le trouve en agonie...il court chercher son père qui fait prévenir sa famille...il ne lui reste que son frère Johann qui envoie son épouse au chevet de son frère...il ne se déplacera qu'après la mort de son frère pour chercher s'il n'y a pas d'argent de caché quelque part...
La même journée le 24 donc, on lui administre les derniers sacrements...alors,commence pour Beethoven une longue agonie qui durera deux jours.Le 26 mars à 17:45 hre,Beethoven n'est plus......
Comble d'ironie,à sa mort,il n'avait à son chevet que l'épouse de son frère qu'il n'a jamais vraiment aimé et un musicien qu'il connaît à peine Anselme Huttenbrunner qui racontera un peu plus tard la mort de Beethoven en ces termes'''

(((À 5 hres du soir,il était inconscient,en proie à son agonie lorsqu'un éclair illumina la pièce de facon spectaculaire;sur les toits des maisons que l'on voyait par la fenêtre,la neige tombait.Après ce phénomène naturel qui me déconcerta au plus haut point,il leva le bras poing serré et regarda en l'air quelques secondes avec une expression grave et menacante.Lorsque sa main retomba sur le lit,ses yeux se fermèrent.Je lui soulevai la tête de la main droite;il avait cessé de respirer et son coeur ne battait plus.)))
Les obsèques ont lieu 2 jours plus tard le 28..Le cortège funèbre part de la maison de Beethoven et se dirige à l'église d'Alserstrasse et se rendra ensuite au cimetierre de Wahring ..8 musiciens dont Franz Schubert (qui mourra l'année suivante à 31 ans)portent le cercueil...une foule de 20 à 30 milles personnes suivent le cortège...
L'oraison funèbre écrite par Franz Grillparzer poète et ami de Beethovendepuis 1799 alors que Beethoven composait ses 6 premiers quatuors opus 18 car le poète est aussi très bon violoniste...oraison lue par l'acteur Heinrich Anschutz se terminait comme suit....
(((Celui qui viendra après lui,ne pourra suivre sa voie,car là où ce précurseur a arrêté son travail,se situent les limites extrêmes de l'art...)))
Le lendemain,le 29,le corps est mis en terre.
Beaucoup d'oeuvres de Beethoven ont été éditées après sa mort dont les derniers quatuors,la Grande Fugue,la Missa Solemnis et d'autres oeuvres plus anciennes que Beethoven avait laissé de côté...

Je vous laisse maintenant mais je reviendrai pour vous raconter des petites anecdotes et continuer à vous faire connaître sa merveilleuse musique...
Si vous avez des questions,vous pouvez les poser...j'essairai de vous répondre si je sais...
Si vous avez écouté les oeuvres que j'ai mis sur le site,j'aimerais beaucoup avoir votre opinion...ca me ferait énormément plaisir...Alors...A+ et Merci... etoiles
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MessagePosté le: 16/07/2007 08:30:47    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Pour te remercier voici un rondo çà)=
posted 8 months agoby ryo3008
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MessagePosté le: 18/07/2007 08:46:19    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Merci Teiwas....Grand merci à toi.... love
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MessagePosté le: 18/07/2007 08:55:29    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

J'ai trouvé une copie des lettres à l'immortelle Bien-Aimée......



Présentation
La lettre retrouvée après la mort de Beethoven en même temps que le "Testament d'Heiligenstadt" est composée de deux feuilles doubles écrites recto-verso, soit 8 pages, d'un format d'environ 200 x 238 mm et d'une feuille simple de 201 x 119 mm recto-verso, soit en tout 10 pages.

Le texte est écrit au crayon. Une analyse attentive démontre que certains mots ont été "repassés", également au crayon, dans un souci de meilleure lisibilité, sans doute par Anton Schindler, lequel a utilisé une partie de cette lettre en fac-similé dans la 3ème édition de sa biographie de Beethoven.

La numérotation des pages est de Schindler, ainsi que la tentative de rature des mots "Oh geh mit, geh mit" (Oh, viens avec, littéralement, mais qui prennent le sens de "accompagne-moi" littérairement).

On distingue deux cachets en haut des pages 1 et 5 qui ont été apposés par la Bibliothèque de Berlin.


Les lettres à l'Immortelle Bien-Aimée
Page 1

Le six juillet au matin. -
Mon Ange, mon tout, mon moi - seulement quelques mots aujourd'hui, et cela au crayon - (avec le tien) - D'abord mon appartement n'est réservé avec certitude que jusqu'à demain, quelle inutile perte de temps avec ces détails - pourquoi ce profond chagrin, lorsque la nécessité parle - Notre amour peut-il survivre autrement que par des sacrifices, qu'en ne réclamant pas tout, peux-tu changer que tu ne sois pas toute à moi, et moi pas entièrement à toi _ Ah Dieu
Page 2

contemple la belle nature et apaise tes esprits au sujet de ce qui doit être - l'amour exige tout et à bon droit, ainsi en est-il de moi avec toi, de toi avec moi - seulement tu oublies si facilement que je dois vivre pour moi et pour toi - si nous étions totalement réunis, tu ressentirais cette douleur aussi peu que moi -
Mon voyage fut affreux, je ne suis arrivé ici qu'hier à 4 heures du matin, parce qu'on manquait de chevaux la poste a choisi un autre itinéraire, mais quelle
Page 3

route horrible, à l'avant-dernier relais on m'a déconseillé de voyager de nuit, me faisant craindre une forêt, mais cela ne fit que m'exciter - et j'ai eu tort, la voiture s'est brisée sur cet affreux chemin, défoncé, simple chemin de campagne, (barré par Beethoven : et les) sans les 2 postillons que j'avais, je serais resté en route.

Esterhazi a connu le même destin sur l'autre route habituelle avec 8 chevaux que moi avec 4 . - Cependant j'ai en partie éprouvé du plaisir,

Page 4

comme toujours, quand je surmonte un obstacle avec bonheur. - maintenant passons vite de l'extérieur à l'intérieur, nous nous verrons sans doute bientôt, aussi aujourd'hui ne puis-je partager avec toi les réflexions que je me suis faites pendant ces quelques jours à propos de ma vie - si nos cœurs étaient toujours serrés l'un contre l'autre, je n'en ferais pas de semblables, ma poitrine est pleine de choses à te dire - Ah - il y a des moments où je trouve que la parole n'est encore rien du tout - égaye-toi - reste mon plus fidèle et seul trésor, mon tout, comme je le suis pour toi, quant au reste, ce sont les Dieux qui doivent nous envoyer ce qui doit être pour nous obligation et devoir.

Ton très fidèle
Ludwig

Page 5

Lundi soir, 6 juillet

Tu souffres toi mon être le plus cher - à l'instant je me rends compte que les lettres doivent être remise à l'aube. Le lundi - Le jeudi - les seuls jours où la poste va d'ici à K. - tu souffres - Ah, où je suis tu es avec moi, avec moi et avec toi je parle et fais que je puisse vivre avec toi, quelle vie !!!! ainsi !!!! sans toi - poursuivi pas la bonté des hommes ici et là, que j'estime aussi peu vouloir gagner que mériter - Humilité de l'homme devant l'homme - elle me fait mal - et quand je me considère

Page 6

en comparaison de l'univers, que suis-je et qu'est celui -que l'on appelle le plus grand et pourtant - c'est encore là-dedans que réside le divin de l'humanité - je pleure quand je pense que probablement tu ne recevras que samedi les premières nouvelles de moi - autant que tu puisses m'aimer - je t'aime pourtant plus fort encore - cependant ne te cache jamais
Page 7

de moi - bonne nuit - en tant que curiste je dois aller dormir - (raturé : oh, viens avec, viens avec -) Ah dieu, si près, si loin ! N'est-ce pas un véritable édifice céleste que notre amour - mais aussi si solide, comme la voûte du ciel. -

Bon matin le 7 juillet -
Déjà du lit mes idées se pressent vers toi mon immortelle bien-aimée, de temps en temps joyeuses, puis de nouveau tristes, attendant du destin de savoir s'il nous écoutera - vivre je ne le puis que totalement avec toi ou pas du tout,
Page 8

oui, j'ai décidé d'errer au loin jusqu'à ce que je puisse voler dans tes bras et me dire chez moi auprès de toi, que je puisse envoyer mon âme tout entourée de toi dans le Royaume des esprits - oui hélas cela doit être - tu le comprendras d'autant mieux que tu connais ma fidélité envers toi, jamais une autre ne pourra posséder mon cœur, jamais - jamais - Oh Dieu pourquoi faut-il se séparer de ce que l'on aime tant, et pourtant ma vie à V. comme maintenant est une vie misérable - Ton amour fait de moi le plus heureux et le plus malheureux à la fois - à mon âge j'aurais maintenant besoin d'une uniformité d'une égalité de vie - cela
Page 9

se peut-il étant donné notre liaison ? - Ange, à l'instant j'apprends que la poste part tous les jours - et je dois par conséquent arrêter pour que tu reçoives la lettre tout de suite - sois calme, c'est seulement en considérant notre existence à travers le calme que nous pourrons atteindre notre but de vivre ensemble - sois calme - aime-moi - aujourd'hui - hier - quel désir baigné de larmes vers toi - toi - toi - ma
Page 10

vie - mon tout - Adieu - Oh continue de m'aimer - me méconnais jamais le cœur tant fidèle de ton bien-aimé
L.
à jamais à toi
à jamais à moi
à jamais à nous

Notes
Cette lettre a été traduite en respectant scrupuleusement le fac-similé édité par la Beethoven-Haus en 1986.
Dans la mesure du possible la ponctuation de Beethoven a été respectée, tant que les tournures de phrases ne perdaient pas leur sens en traduction. Les tirets (importants car ils supposent une "pause" de l'esprit et sont typiques de l'écriture Beethovénienne) sont tous indiqués. Ils démontrent l'agitation dans l'esprit de Beethoven au moment où il rédigeait cette missive et s'ils paraissent parfois hors de propos certains sont néanmoins lourds de sens et peuvent être rapprochés des "soupirs" en musique.

En ce qui concerne les ratures indiquées celle de la page 3 est de Beethoven, celle de la page 7 très probablement faite par Schindler qui voulait donner à cette lettre une tournure moins "physique" et limiter la liaison à un aspect purement spirituel (cf. le livre "Beethoven as I knew him" dudit Anton Schindler).

Il est à noter que "Geliebte" signifie, en allemand "amant" ou "amante". Nous avons malgré tout utilisé "Bien-aimée" et "Bien-Aimé" qui ont toujours été privilégiés par tous les traducteurs. A l'époque de Beethoven les mots "amant" ou "maîtresse" (amante) n'avaient pas le sens péjoratif qu'ils ont pris de nos jours.

En italien on dit "traduttore = traditore", littéralement "traducteur = traître". Il a fallu remplacer des tournures de phrases typiquement allemandes justifiant des virgules, faisant parfois disparaître celles-ci au profit d'une traduction compréhensible en français, ceci afin d'éviter que le texte ne paraisse du "petit nègre" ce qu'il n'est absolument pas dans la langue d'origine.

Beethoven lisait énormément et aimait la poésie. Contrairement à des affirmations légères il n'était pas dépourvu d'instruction - et encore moins d'intelligence, cf. ses œuvres ! Toute sa correspondance le démontre. Cette lettre particulière est un cri d'amour jeté à la hâte sur le papier… et si on veut se forger une idée supplémentaire de l'importance de cette "geliebte" pour Beethoven, il suffit de remarquer ces trois petits mots de la page 1 : "avec le tien ", qu'il a rajoutés entre deux lignes, voulant lui montrer à quel point ce simple objet lui tenait à cœur.

La fin de la lettre "à jamais à toi, à jamais à moi, à jamais à nous" n'est pas sans rappeler le finale de certaines œuvres musicales du Maître… et les trois parties de la lettre semblent trois mouvements différents d'une sonate ou d'une symphonie…

Il est clairement établi que la lettre a été écrite en 1812. Les recherches concernant la destinataire sont jusqu'ici restées vaines. En conservant cette lettre avec le "Testament d'Heiligenstadt" Beethoven nous démontre qu'il donnait un sens particulier à ces deux points forts de son existence. Il n'a cependant pas dévoilé l'identité de sa bien-aimée… Faut-il respecter ce secret… Faut-il assouvir notre curiosité… Cela aiderait-il à mieux comprendre l'homme de savoir qui il a vraiment aimé ? A chacun de faire son propre choix sur la question.
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MessagePosté le: 20/07/2007 09:28:38    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Et voici une copie du testament d'Heiligenstadt...

En mai 1802, sur les conseils de Johann Adam Schmidt, Beethoven se rend à Heiligenstadt afin de se reposer. Cette commune était alors distinct de celle de Vienne : environ une heure était nécessaire pour s'y rendre en calèche.
Déprimé, ne pouvant plus caché son infirmité grandissante, Beethoven écrit le 6 octobre 1802 un document qu'il garda ensuite précieusement, connu sous le nom de "Testament d'Heiligenstadt". Il y dévoile sa surdité et y exprime sa révolte. Une seconde partie du testament a été rédigée quelques jours plus tard, le 10 octobre 1802.
Il est à noter que par trois fois, le compositeur n'écrit pas le prénom de son deuxième frère, Johann.
Beethoven rédigera par la suite deux autres testaments : en 1824, puis peu avant sa mort, en 1827.

La Beethovenhaus à Heiligenstadt :
un lieu où Beethoven résida probablement,
mais en 1817...
Texte du testament d'Heiligenstadt
[table cellpadding="10" cellspacing="10" border="0" align="center"][tr][td colspan="1" rowspan="1" align="center"]

La première ligne du "testament"...[/td][/tr][tr][td colspan="1" rowspan="1"]A mes frères Carl et        Beethowen
Oh ! Vous autres qui me croyez hostile, rébarbatif ou misanthrope, ou me déclarez tel, comme vous me faites tort, car vous ne savez rien de la cause secrète de ce qui vous semble tel. Dès l'enfance mon cour et mes sens étaient faits pour les tendres sentiments de bienveillance ; j'étais même toujours prêt à faire de grandes actions. Considérez donc que, depuis six ans, je suis dans un état désastreux, empiré par des médecins stupides, d'année en année, trompé par l'espoir d'aller mieux et, finalement, forcé d'envisager un mal interminable, dont la guérison durerait des années ou serait même impossible.
Né avec un tempérament fougueux, sensible même aux plaisirs de la société, je dus très vite m'isoler, passer ma vie dans la solitude. Si, de temps en temps, je voulais échapper à tout cela, comme j'étais durement repoussé par la triste expérience, doublée de mon ouïe si mauvaise. Il ne m'était cependant pas possible de dire aux gens : parlez plus haut, criez, car je suis sourd.
Comment me serait-il possible d'admettre la faiblesse d'un sens qui chez moi devrait être d'un degré plus parfait que chez les autres, un sens que je possédais autrefois à un tel degré de perfection que peu de gens de ma profession l'ont, ou l'ont eu.
Oh ! Je ne le puis, c'est pourquoi vous devrez me pardonner, lorsque vous verrez que je me retire quand j'aimerais tant me mêler à vous. Mon malheur me fait doublement mal, car à cause de lui, je suis méconnu. Pour moi il n'y a ni récréation en société, ni fines conversations, ni épanchements mutuels. Il ne m'est permis de me mêler à la société que lorsque la plus haute nécessité l'exige. Il me faut vivre comme un proscrit - quand je m'approche d'une société, une peur poignante d'être obligé de laisser voir mon état me saisit.
Il en fut ainsi pendant les six mois que je passai à la campagne, ayant suivi le conseil de mon raisonnable médecin, de ménager, autant que possible, mon ouïe, qui déjà correspondait presque à mon actuelle disposition naturelle. Quelquefois, poussé par mon besoin de compagnie, je me laissais tout de même tenter ; mais quelle humiliation quand quelqu'un, à côté de moi, entendait une flûte, et que moi je n'entendais rien ; ou que quelqu'un entendait chanter le berger et que je n'entendais rien non plus.
De tels incidents me portaient presque au désespoir et il s'en fallut de peu que je ne misse fin à ma vie, mais seul, lui, l'art m'en retint. Oh ! Il me semblait impossible de quitter ce monde avant d'avoir accompli ce à quoi je me sentais disposé et, ainsi je prolongeai cette vie misérable, vraiment misérable, cette nature si fragile qu'un assez rapide changement me fit passer du meilleur état dans le pire.
Patience, c'est vous que désormais je dois choisir comme guide, comme on me le dit ; c'est fait - j'espère que ma décision de persévérer sera durable, jusqu'à ce qu'il plaise aux inexorables Parques de rompre le fil. Peut-être les choses iront-elles mieux, peut-être que non, je suis prêt à subir mon sort, forcé que je fus, dès ma vingt-huitième année, à être philosophe. Ce n'est pas facile, et pour un artiste c'est plus difficile que pour tout autre.
Divinité, du haut tu vois sur mon âme, tu la connais, tu sais que l'amour du prochain et le besoin de faire le bien l'habitent. Oh ! Humains, quand vous lirez ceci, pensez que vous m'avez fait du tort, que les malheureux se consolent d'avoir trouvé un de leurs semblables qui, malgré tous les obstacles de la nature, a fait tout ce qui était en son pouvoir pour être recueilli dans le rang des artistes et des hommes dignes.
Vous, mes frères, Carl et       , dès que je serai mort, si le professeur Schmidt vit encore, priez-le, en mon nom, de faire une description de ma maladie et ajoutez cette feuille à l'histoire de ma maladie, afin qu'au moins, après ma mort, le monde se réconcilie avec moi autant que possible.
En même temps, je vous déclare ici, tous deux, héritiers de ma petite fortune (si l'on peut dire ainsi). Partagez-là honnêtement, entendez-vous, et aidez-vous mutuellement. Ce que vous m'avez fait de mal, vous le savez, vous est depuis longtemps pardonné. Toi, cher frère Carl, je te remercie en particulier de l'attachement que tu m'as prouvé ces derniers temps. Mon vou est que vous ayez une vie meilleure que la mienne, exempte de soucis. Recommandez la vertu à vos enfants, elle seule, et non l'argent, peut les rendre heureux. J'en parle par expérience, c'est elle qui m'a soutenu, même dans le malheur, c'est à elle ainsi qu'à mon art que je dois de n'avoir pas mis fin à mes jours par un suicide. Adieu, aimez-vous ! Je remercie tous mes amis, en particulier le prince Lichnowski et le professeur Schmidt. Je désirerais que les instruments du prince L. soient gardés chez l'un de vous deux, mais qu'aucune dispute ne s'élève entre vous à cause d'eux. Dès qu'ils pourront vous être d'un plus grand profit, vendez-les.
Combien je serai heureux, si même sous la tombe, je puis vous être encore utile. Alors, ce serait fini, joyeux, je cours à la rencontre de la mort. Si elle vient avant que je n'aie eu l'occasion de développer toutes mes capacités artistiques, elle viendra trop tôt, malgré mon triste sort et, j'aimerais bien qu'elle vienne plus tard. Mais alors je serai aussi content ; ne me libérera-t-elle pas d'un état de souffrances sans fin ? Viens quand tu voudras, je vais à ta rencontre avec courage. Adieu, ne m'oubliez pas après ma mort, je ne l'ai pas mérité ayant dans ma vie souvent pensé à vous rendre heureux, soyez-le.
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Heiglnstadt
le 6 octobre 1802
Ludwig van Beethowen
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Pour mes frères Carl et       
A lire et à exécuter après ma mort -
Heiglnstadt, le 10 octobre 1802 - Ainsi je prends congé de vous - et avec tristesse en vérité - cher espoir - espoir que je portais en moi, en venant ici, d'obtenir du moins jusqu'à un certain point ma guérison - cet espoir doit à présent m'abandonner complètement. Comme tombent les feuilles d'automne qui sont fanées - cet espoir lui aussi pour moi s'est atrophié. A peu près tel que je suis venu ici - je m'en retourne - Le grand courage - qui m'inspira souvent au cours de ces belles journées d'été - a disparu - Ô Providence -fais apparaître une seule fois à mes yeux un jour de joie sans mélange - Depuis si longtemps l'écho de la vraie joie est absent de mon cour -Quand donc - ô Dieu -pourrai-je de nouveau le sentir dans le temple de la Nature et dans le contact avec l'humanité - Jamais plus ? Non ! - Oh ! Ce serait trop dur.

Le début du testament d'Heiligenstadt...

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MessagePosté le: 21/07/2007 00:24:25    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

Voilà pour mon propre plaisir et pour ceux que ca intéresse
,la symphonie no:3 opus 55



Partie 1 et partie 2....voilà....
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MessagePosté le: 21/07/2007 20:17:32    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN Répondre en citant

..Et voici maintenant la symphonie no:2...opus 36....toute simple mais si belle! Il me restera ensuite à trouver la 5eme et la 9eme...les plus connues ....mais elles sont difficiles à trouver en entier...et la première je crois ....pour mon propre plaisir et aussi pour partager si vous en avez envie.....voilà.............................

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MessagePosté le: 09/12/2016 11:38:07    Sujet du message: Le Titan de la musique BEETHOVEN

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