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BEETHOVEN,Le Titan de la musique
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Caresse


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MessagePosté le: 15/04/2009 21:48:15    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Je ne sais pas si vous avez remarqué combien, malgré son éducation négligée, le goût littéraire de Beethoven était sûr. En dehors de Goethe, dont il a dit qu'il lui semblait « grand, majestueux, toujours en ré majeur », selon son expression... et au-dessus de Goethe, il aimait trois hommes : Homère, Plutarque et Shakespeare. D'Homère, il préférait l'Odyssée.

Il lisait continuellement Shakespeare dans la traduction allemande, et l'on sait avec quelle grandeur tragique il a traduit en musique Coriolan(ouverture que j'ai mis presque au début de mon récit) et la Tempête.(sonate pour piano que j'ai aussi mis quelque part dans mon récit)

Quant à Plutarque, il s'en nourrissait, comme les hommes de la Révolution. Brutus était son héros, ainsi qu'il fut celui de Michel Ange; il avait sa statuette dans sa chambre. Il aimait Platon, et rêvait d'établir sa République dans le monde entier. « Socrate et Jésus ont été mes modèles », a-t-il dit quelque part...

« Beethoven, disait Goethe à Zelter, est malheureusement une personnalité tout à fait indomptée ; il n'a sans doute pas tort de trouver le monde détestable ; mais ce n'est pas le moyen de le rendre agréable pour lui et pour les autres. Il faut l'excuser et le plaindre, car il est sourd. » Il ne fit rien dans la suite contre Beethoven, mais il ne fit rien pour lui : silence complet sur son oeuvre, et jusque sur son nom.

Au fond, il admirait, mais redoutait sa musique : elle le troublait ; il craignait qu'elle ne lui flt perdre le calme de l'âme, qu'il avait conquis au prix de tant de peines, et qui, contre l'opinion courante, ne lui était rien moins que naturel. Il ne l'avouait pas aux autres, ni peut-être à soi-même.

Une lettre du jeune Félix Mendelssohn, qui passa par Weimar en 1830, fait pénétrer innocemment dans les profondeurs de cette âme trouble et passionnée (leidenschaftlicher Sturm una Verworrenheit, comme Goethe disait lui-méme), qu'une intelligence puissante maltrisait.

« ... D'abord, écrit Mendelssohn, il ne voulait pas entendre parler de Beethoven ; mais il lui fallut en passer par là, et écouter le premier mouvement de la Symphonie en ut mineur,( 5eme) qui le remua étrangement. Il n'en voulut rien laisser paraître, et se contenta de me dire : « Cela ne touche point, cela ne fait qu'étonner ». Au bout d'un certain temps, il reprit : « C'est grandiose, insensé; on dirait que la maison va s'écrouler ». Survint le dîner, pendant lequel il demeura tout pensif, jusqu'au moment où, retombant de nouveau sur Beethoven, il se mit à m'interroger, à m'examiner. Je vis bien que l'effet était produit.... »

De cette date sont les Septième (ma préférée qui est aussi dans mon récit bien sur ...) et Huitième Symphonies, écrites en quelques mois, à Tceplitz, en 1812 : l'Orgie du Rythme, et la Symphonie humoristique, les oeuvres où il s'est montré peut-être le plus au naturel, et, comme il disait, le plus « déboutonné » ( aufgeknoepft), avec ces transports de gaieté et de fureur, ces contrastes imprévus, ces saillies déconcertantes et grandioses, ces explosions titaniques qui plongeaient Goethe et Zelter dans l'effroi et faisaient dire de la Symphonie en la,(7eme) dans l'Allemagne du Nord, que c'était l'oeuvre d'un ivrogne.

D'un homme ivre, en effet,mais de force et de génie. « Je suis, a-t-il dit lui-même, je suis le Bacchus qui broie le délicieux nectar pour l'humanité. C'est moi qui donne aux hommes la divine frénésie de l'esprit. » Je ne sais si, comme l'a écrit Wagner, il a voulu peindre dans le finale de sa Symphonie une fête dionysiaque .

Je reconnais surtout dans cette fougueuse kermesse la marque de son hérédité flamande, de même que je retrouve son origine dans son audacieuse liberté de langage et de manières, qui détonne superbement dans le pays de la discipline et de l'obéissance. Nulle part plus de franchise et de libre puissance que dans la Symphonie en la... (7eme)... C'est une dépense folle d'énergies surhumaines, sans but, pour le plaisir, un plaisir de fleuve qui déborde et submerge.La plus belle et la plus grandiose folie de Beethoven....

Dans la Huitième Symphonie, la force est moins grandiose, mais plus étrange encore, et plus caractéristique de l'homme, mêlant la tragédie à la farce, et une vigueur herculéenne à des jeux et des caprices d'enfant ...

Il eut son heure de gloire au congrès de Vienne... « Je ne vous dis rien de nos monarques et de leurs monarchies », écrit-il à Kauka pendant le Congrès de Vienne. « Pour moi, l'empire de l'esprit est le plus cher de tous : c'est le premier de tous les royaumes temporels et spirituels. » (Mir ist das geistige Reich das Liebste, und der Oberste aller geistlichen und welilichen Monarchien.)

A cette heure de gloire succède la période la plus triste et la plus misérable de sa vie...

Vienne n'avait jamais été sympathique à Beethoven. Un génie fier et libre, comme le sien, ne pouvait se plaire dans cette ville factice, d'esprit mondain et médiocre, que Wagner a si durement marquée de son mépris ...

Grillparzer le violoniste a écrit que c'était un malheur d'être né Autrichien. Les grands compositeurs allemands de la fin du xix' siècle, qui ont vécu à Vienne, ont cruellement souffert de l'esprit de cette ville livrée au culte pharisien de Brahms... La vie de Bruckner y fut un long martyre... Itugo Wolf, qui se débattit furieusement, avant de succomber, a exprimé sur Vienne des jugements implacables....

Beethoven ne perdait aucune occasion de s'en éloigner ; et vers 1808, il avait songé sérieusement à quitter l'Autriche, pour venir à la cour de Jérôme Bonaparte,(le frère de Napoléon) roi de Westphalie . Mais Vienne était abondante en ressources musicales ; et il faut lui rendre cette justice, qu'il s'y trouva toujours de nobles riches contes et ducs et princes pour sentir la grandeur de Beethoven et pour épargner à leur patrie la honte de le perdre.

En 1809, trois des plus riches seigneurs de Vienne : l'archiduc Rodolphe, élève de Beethoven, le prince Lobkowilz, et le prince Kinsky, s'étaient engagés à lui servir annuellement une pension de 4 000 florins, sous la seule condition qu'il resterait en Autriche : « Comme il est démontré, disaient-ils, que l'homme ne peut entièrement se vouer à son
art qu'à la condition d'être libre de tout souci matériel, et que ce n'est qu'alors qu'il peut produire ces oeuvres sublimes qui sont la gloire de l'art, les soussignés ont formé la résolution de mettre Ludwig van Beethoven à l'abri du besoin, et d'écarter ainsi les obstacles misérables qui pourraient s'opposer à l'essor de son génie. »

(Le roi Jérôme avait offert à Beethoven un traitement de six cents ducats d'or, sa vie durant, et une indemnité de voyage de cent cinquante ducats d'argent, contre l'unique engagement de jouer quelquefois devant lui, et de diriger ses concerts de musique de chambre, qui ne devaient être ni longs, ni fréquents.)

Malheureusement l'effet ne répondit pas aux promesses. Cette pension des nobles de Vienne fut toujours fort inexactement payée ; bientôt elle cessa tout à fait de l'être. Beethoven les cita en justice(eux ou leurs descendants) mais quelle incroyable perte de temps ...

Vienne avait d'ailleurs changé de caractère après le Congrès de 1814. La société était distraite de l'art par la politique, le goût musical gâté par l'italianisme, et la mode, tout à Rossini, traitait Beethoven de pédant ...

Le Tancrède de Rossini suffit à ébranler tout l'édifice de la musique allemande. Bauernfeld, cité par Ehrhard, note dans son Journal ce jugement qui circulait dans les salons de Vienne, en 1816 : « Mozart et Beethoven sont de vieux pédants ; la bêtise de l'époque précédente les goûtait ; c'est seulement depuis Rossini qu'on sait ce que c'est que la mélodie. Fidelio est une ordure ; on ne comprend pas qu'on se donne la peine d'aller s'y ennuyer. »

Beethoven donna son dernier concert, comme pianiste, en 1814.

Les amis et les protecteurs de Beethoven se dispersèrent ou moururent : le prince Kinsky en 1812, Lichnowsky en 1814, Lobkowitz en 1816. Rasumowsky, pour qui il avait écrit ses admirables quatuors, op. 59, donna son dernier concert en février 1815 et la même année, Beethoven se brouille avec Stephan von Breuning, son ami d'enfance, le frère d'Éléonore . Il est désormais seul : « Je n'ai point d'amis et je suis seul au monde », écrit-il dans ses notes de 1816....

En 1815, Beethoven perdit son frère Carl : « Il tenait beaucoup à la vie, autant que je perdrais volontiers la mienne », écrivait-il à Antonia Brentano.

En dehors de la surdité, sa santé empirait de jour en jour. Depuis octobre 1816, il était très malade d'un catarrhe inflammatoire. Pendant l'été de 1817, son médecin lui dit que c'était une maladie de poitrine. Dans l'hiver 1817-1818, il se tourmenta de cette soi-disant phtisie. Puis ce furent des rhumatismes aigus en 1820-1821, une jaunisse en 1821, une conjonctivite en 1823.... Beethoven écrit à Franz Brentano, le 12 novembre 1821 (en pleine composition de la Messe en ré : « Depuis l'année dernière jusqu'à maintenant, j'ai été toujours malade....

Maintenant, cela va mieux, Dieu merci, et il me semble que je puis vivre de nouveau pour mon art, ce qui à proprement parler n'est pas le cas, depuis deux ans, par manque de bonne santé, aussi bien que pour tant d'autres souffrances ».

L'automne de 1815, il n'a plus de relations que par écrit avec le reste des hommes. Le plus ancien cahier de conversation est de 1816... On connaît le douloureux récit de Schindler sur la représentation de Fidelio en 1822. « Beethoven demanda à diriger la répétition générale.... Dès le duetto du premier acte, il fut évident qu'il n'entendait rien de ce qui se passait sur la scène. Il retardait considérablement le mouvement; et, tandis que l'orchestre suivait son bâton, les chanteurs pressaient pour leur compte. Il s'ensuivit une confusion générale.

Le chef d'orchestre ordinaire, Umlauf, proposa un instant de repos, sans en donner la raison ; et, après quelques paroles échangées avec les chanteurs, on recommença. Le même désordre se produisit de nouveau. Il fallut faire une seconde pause.

L'impossibilité de continuer sous la direction de Beethoven était évidente; mais comment le lui faire comprendre? Personne n'avait le coeur de lui dire : < Retire-toi, pauvre malheureux, tu ne peux pas diriger >. Beethoven, inquiet, agité, se tournait à droite et à gauche, s'efforçait de lire dans l'expression des différentes physionomies, et de comprendre d'où venait l'obstacle : de tous côtés, le silence.

Tout à coup, il m'appela d'une façon impérieuse. Quand je fus près de lui, il me présenta son carnet et me fit signe d'écrire. Je traçai ces mots : « Je vous supplie de ne pas continuer; je vous expliquerai à la maison pourquoi ». D'un bond, il sauta dans le parterre, me criant : « Sortons vite! » Il courut d'un trait jusqu'à sa maison ; il entra et se laissa tomber inerte sur un divan, se couvrant le visage avec les deux mains ; il resta ainsi jusqu'à l'heure du repas.

A table, il ne fut pas possible d'en tirer une parole ; il conservait l'expression de l'abattement et de la douleur la plus profonde. Après dîner, quand je voulus le laisser, il me retint, m'exprimant le désir de ne pas rester seul. Au moment de nous séparer, il me pria de l'accompagner chez son médecin, qui avait une grande réputation pour les maladies de l'oreille....

Dans toute la suite de mes rapports avec Beethoven, je ne trouve pas un jour qui puisse se comparer à ce jour fatal de novembre.... Il avait été frappé au coeur, et, jusqu'au jour de sa mort, il vécut sous l'impression de cette terrible scène . »

Deux ans plus tard, le 7 mai 1824, dirigeant la Symphonie avec choeurs (ou plutôt, comme dit le programme, « prenant part à la direction du concert »), il n'entendait rien du fracas de toute la salle qui l'acclamait; il ne parvenait à s'en douter, que lorsqu'une des chanteuses, le prenant par la main, le tournait du côté du public, et qu'il voyait soudain les auditeurs debout, agitant leurs chapeaux, et battant des mains...

Un voyageur anglais, Russel, qui le vit au piano, vers 1825, dit que quand il voulait jouer doucement, les touches ne résonnaient pas, et que cela était saisissant de suivre dans ce silence l'émotion qui l'animait, sur sa figure et ses doigts crispés.

Muré en lui-même séparé du reste des hommes, il n'avait de consolation qu'en la nature. « Elle était sa seule confidente », dit Thérèse de Brunswick. Elle fut son refuge. Charles Neate, qui le connut en 1815, dit qu'il ne vit jamais personne qui aimât aussi parfaitement les fleurs, les nuages, la nature : il semblait en vivre. « Personne sur terre ne peut aimer la campagne autant que moi, écrit Beethoven.... J'aime un arbre plus qu'un homme.... »

À suivre...
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Caresse

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MessagePosté le: 15/04/2009 21:48:15    Sujet du message: Publicité

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Teiwas
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MessagePosté le: 16/04/2009 02:35:08    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Caresse a écrit:

Je ne sais pas si vous avez remarqué combien, malgré son éducation négligée, le goût littéraire de Beethoven était sûr. En dehors de Goethe, dont il a dit qu'il lui semblait « grand, majestueux, toujours en ré majeur », selon son expression...

« Beethoven, disait Goethe à Zelter, est malheureusement une personnalité tout à fait indomptée ; il n'a sans doute pas tort de trouver le monde détestable ; mais ce n'est pas le moyen de le rendre agréable pour lui et pour les autres. Il faut l'excuser et le plaindre, car il est sourd. » .

Laughing Laughing
Beethoven disait aussi de Goethe "il est un conseiller servile"
Ils avaient une mutuelle admiration , mais leurs personnalités étaient une contradiction
Beethoven "l'indompté, amoureux de sa liberté"
Citation:
Ludwig van BEETHOVEN,
né le 16 décembre 1770 à 03h40 à Bonn (Allemagne)
Soleil en 24°18 Sagittaire, AS en 5°20 Scorpion,
Lune en 13°01 Sagittaire, MC en 17°25 Lion
Numérologie : chemin de vie 7


et
Citation:
Johann von GOETHE,
né le 28 août 1749 à 12h01 à Francfort-sur-Main (Allemagne)
Soleil en 5°10 Vierge, AS en 17°45 Scorpion,
Lune en 11°53 Poissons, MC en 5°07 Vierge
Numérologie : chemin de vie 3


Ils devaient faire preuve de tolérance pour vivre en harmonie (le sauvage et le sensible) Laughing
Le 7 se doit d'apprendre à faire confiance...d'abord à lui-même puis s'ouvrir aux autres et le 3 doit apprendre à contrôler son émotivité pour pouvoir les exprimer au monde entier.
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Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle
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MessagePosté le: 16/04/2009 19:19:13    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Teiwas a écrit:
Caresse a écrit:

Je ne sais pas si vous avez remarqué combien, malgré son éducation négligée, le goût littéraire de Beethoven était sûr. En dehors de Goethe, dont il a dit qu'il lui semblait « grand, majestueux, toujours en ré majeur », selon son expression...

« Beethoven, disait Goethe à Zelter, est malheureusement une personnalité tout à fait indomptée ; il n'a sans doute pas tort de trouver le monde détestable ; mais ce n'est pas le moyen de le rendre agréable pour lui et pour les autres. Il faut l'excuser et le plaindre, car il est sourd. » .

Laughing Laughing
Beethoven disait aussi de Goethe "il est un conseiller servile"
Ils avaient une mutuelle admiration , mais leurs personnalités étaient une contradiction
Beethoven "l'indompté, amoureux de sa liberté"
Citation:
Ludwig van BEETHOVEN,
né le 16 décembre 1770 à 03h40 à Bonn (Allemagne)
Soleil en 24°18 Sagittaire, AS en 5°20 Scorpion,
Lune en 13°01 Sagittaire, MC en 17°25 Lion
Numérologie : chemin de vie 7


et
Citation:
Johann von GOETHE,
né le 28 août 1749 à 12h01 à Francfort-sur-Main (Allemagne)
Soleil en 5°10 Vierge, AS en 17°45 Scorpion,
Lune en 11°53 Poissons, MC en 5°07 Vierge
Numérologie : chemin de vie 3


Ils devaient faire preuve de tolérance pour vivre en harmonie (le sauvage et le sensible) Laughing
Le 7 se doit d'apprendre à faire confiance...d'abord à lui-même puis s'ouvrir aux autres et le 3 doit apprendre à contrôler son émotivité pour pouvoir les exprimer au monde entier.


Eh oui... on peut dire que les deux s'admiraient mais pour leurs talents... Laughing

Dis Teiwas...moi,c'est quoi mon chemin de vie ? parce que ,vois-tu,je me reconnais dans les deux:Beethoven et Goethe... Embarrassed
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Teiwas
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MessagePosté le: 16/04/2009 23:23:37    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Laughing D'après ta date de naissance ton chemin est le nombre  9 , 27 /9 pour être plus spécifique ( Beethoven était  25/7 et Goethe 12/3)
Tu as donc le chiffre 2  commun avec eux
 Trouve le livre de  Dan Millman  sur le sujet  et  tu pourras t'étudier kiss
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MessagePosté le: 17/04/2009 04:29:35    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Teiwas a écrit:
Laughing D'après ta date de naissance ton chemin est le nombre  9 , 27 /9 pour être plus spécifique ( Beethoven était  25/7 et Goethe 12/3)
Tu as donc le chiffre 2  commun avec eux
 Trouve le livre de  Dan Millman  sur le sujet  et  tu pourras t'étudier kiss


Merci Teiwas...je vais le louer à la bibliothèque... ils doivent surement l'avoir car ici à Granby,notre bibliothàque est très bien garnie... clind kiss
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MessagePosté le: 17/04/2009 04:41:38    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Chaque jour, à Vienne, il faisait le tour des remparts. A la campagne, de l'aurore à la nuit, il se promenait seul, sans chapeau, sous le soleil, ou la pluie. « Tout-Puissant ! Dans les bois je suis heureux, heureux dans les bois où chaque arbre parle par toi. Dieu, quelle splendeur ! Dans ces forêts, sur les collines, c'est le calme, le calme pour te servir. »

Son inquiétude d'esprit y trouvait quelque répit ... Il était harcelé par les soucis d'argent. Il écrit en 1818: « Je suis presque réduit à la mendicité, et je suis forcé d'avoir l'air de ne pas manquer du nécessaire ». Et ailleurs : « La sonate op. 106 a été écrite dans des circonstances pressantes. C'est une dure chose de travailler pour se procurer du pain. » Spohr dit que souvent il ne pouvait sortir, à cause de ses souliers troués.

Il avait de fortes dettes envers ses éditeurs, et ses oeuvres ne lui rapportaient rien. La Messe en ré, mise en souscrïption,receuillit sept souscrïpteurs (dont pas un musicien) .... Il recevait à peine trente ou quarante ducats pour ses admirables sonates, dont chacune lui coûtait environ trois mois de travail...

Le prince Galitzin lui faisait composer ses quatuors, op. 127, 130, 132, ses oeuvres les plus profondes peut-être et qui semblent écrites avec son sang ; il ne les lui payait pas. Beethoven se consumait dans des difficultés domestiques, dans des procès sans fin, afin d'obtenir les pensions qu'on lui devait, ou de conserver la tutelle d'un neveu, le fils de son frère Charles, mort de la phtisie en 1815.

Beethoven avait reporté sur cet enfant le besoin de dévouement dont son coeur débordait. Il se réservait là encore de cruelles souffrances. Il semble qu'une sorte de grâce d'état ait pris soin de renouveler sans cesse et d'accroître sa misère, pour que son génie ne manquât point d'aliments...

Il lui fallut d'abord disputer le petit Charles à la mère indigne, qui voulait le lui enlever ...

Puis ce neveu, si passionnément aimé, se montra indigne de la confiance de son oncle. La correspondance de Beethoven avec lui est douloureuse et révoltée, comme celle de Michel-Ange avec ses frères, mais plus naïve et plus touchante :

« Dois-je encore une fois être payé par l'ingratitude la plus abominable? Eh bien, si le lien doit être rompu entre nous, qu'il le soit !... tous les gens impartiaux qui le sauront te haïront.... Si le pacte qui nous lie te pèse, au nom de Dieu, qu'il en soit selon sa volonté ! Je t'abandonne à la Providence ; j'ai fait tout ce que je pouvais ; je puis paraître devant le Juge Suprême »

« Gâté, comme tu es, cela ne te ferait pas de mal de tâcher enfin d'être simple et vrai ; mon cœur a trop souffert de ta conduite hypocrite à mon égard, et il m'est difficile d'oublier.... Dieu m'est témoin, je ne rêve que d'ètre à mille lieues de toi, et de ce triste frère, et de cette abominable famille.... Je ne peux plus avoir confiance en toi. » Et il signe : « Malheureusement, ton père, ou mieux, pas ton père' ».

Mais le pardon vient aussitôt :

« Mon cher fils! Pas un mot de plus, viens dans mes bras, tu n'entendras aucune dure parole.... Je te recevrai avec le même amour. Ce qu'il y a à faire pour ton avenir, nous en parlerons amicalement. Ma parole
d'honneur, aucun reproche! Ils ne serviraient plus à rien. Tu n'as plus à attendre de moi que la sollicitude et l'aide la plus aimante. Viens ,viens sur le coeur fidèle de ton père Beethoven. Viens, aussitôt après le reçu de cette lettre, viens à la maison. » (Et sur l'adresse, en français : « Si vous ne venez pas, vous me tuerez sûrement. »)

« Ne mens pas, supplie-t-il, reste toujours mon fils bien-aimé ! Quelle horrible dissonance, si tu me payais d'hypocrisie, comme on veut
me le faire croire !... Adieu, celui qui ne t'a pas donné la vie, mais qui te l'a certainement conservée et qui a pris tous les soins possibles de ton développement moral, avec une affection plus que paternelle, te prie du fond du coeur, de suivre le seul vrai chemin du bien et du juste. Ton fidèle bon père . »

Après avoir caressé toutes sortes de rêves pour l'avenir de ce neveu, qui ne manquait pas d'intelligence et qu'il voulait diriger vers la carrière universitaire, Beethoven dut consentir à en faire un négociant. Mais Charles fréquentait les tripots, il faisait des dettes...

Par un triste phénomène, plus fréquent qu'on ne croit, la grandeur morale de son oncle, au lieu de lui faire du bien, lui faisait du mal, l'exaspérait, le poussait à la révolte, comme il le dit, dans ce terrible mot, où se montre à vif cette âme misérable : « Je suis devenu plus mauvais, parce que mon oncle voulait que je fusse meilleur ».

Il en arriva, dans l'été de 1826, à se tirer un coup de pistolet dans la tête. Il n'en mourut pas; mais ce fut Beethoven qui faillit en mourir : il ne se remit jamais de cette émotion affreuse . Charles guérit : il vécut jusqu'à la fin pour faire souffrir son oncle, à la mort duquel il ne fut pas tout à fait étranger, et auprès duquel il ne fut pas à l'heure de la mort. « Dieu ne m'a jamais abandonné », écrivait Beethoven à son neveu, quelques années avant. « Il se trouvera quelqu'un pour me fermer les yeux. » Ce ne devait pas être celui qu'il appelait « son fils » ....

Schindler, qui le vit alors, dit qu'il devint, subitement, comme un vieillard de soixante-dix ans, brisé, sans force, sans volonté. Il serait mort, si Charles était mort. Il mourut peu de mois après....

C'est du fond de cet abîme de tristesse que Beethoven entreprit de célébrer la Joie.

C'était le projet de toute sa vie. Dès 1793, il y pensait, à Bonn .. . Toute sa vie, il voulut chanter la Joie, et en faire le couronnement de l'une de ses grandes oeuvres. Toute sa vie, il hésita à trouver la forme exacte de l'hymne, et l'oeuvre où il pourrait lui donner place. Même dans sa Neuvième Symphonie, il était loin d'être décidé. Jusqu'au dernier instant, il fut sur le point de remettre l' Ode à la Joie à une dixième ou onzième symphonie.

On doit bien remarquer que la Neuvième n'est pas intitulée, comme on dit : Symphonie avec choeurs, mais Symphonie avec un choeur final sur l'Ode à la Joie. Elle pouvait, elle a failli avoir une autre conclusion. En juillet 1823, Beethoven pensait encore à lui donner un finale instrumental, qu'il employa ensuite dans le quatuor op. 132. Czerny et Sonnleithner assurent même qu'après l'exécution (mai 1824, Beethoven n'avait pas abandonné cette idée....

Il y avait, à l'introduction du choeur dans une symphonie, de grandes difficultés techniques que nous attestent les cahiers de Beethoven et ses nombreux essais pour faire entrer les voix autrement, et à un autre moment de l'oeuvre. Dans les esquisses de la deuxième mélodie del' adagio, il a écrit : « Peut-être le choeur entrerait-il convenablement ici ».

Mais il ne pouvait se décider à se séparer de son fidèle orchestre. « Quand une idée me vient, disait-il, je l'entends dans un instrument, jamais dans les voix. » Aussi recule-t-il le plus possible le moment d'employer les voix ; et il va jusqu'à donner d'abord aux instruments, non seulement les récitatifs du finale, mais le thème même de la Joie.

Mais il faut aller plus avant encore dans l'explication de ces hésitations et de ces retards : la cause en est plus profonde. Ce malheureux homme, toujours tourmenté par le chagrin, a toujours aspiré à chanter l'excellence de la Joie ; et, d'année en année, il remettait sa tâche, sans cesse repris par le tourbillon de ses passions et par sa mélancolie. Ce n'est qu'au dernier jour qu'il y est parvenu. Mais avec quelle grandeur !

Au moment où le thème de la Joie va paraître pour la première fois, l'orchestre s'arrête brusquement ; il se fait un soudain silence : ce qui donne à l'entrée du chant un caractère mystérieux et divin. Et cela est vrai : ce thème est proprement un dieu. La Joie descend du ciel, enveloppée d'un calme surnaturel : de son souffle léger elle caresse les souffrances ; et la première impression qu'elle fait est si tendre, quand elle se glisse dans le coeur convalescent, qu'ainsi que cet ami de Beethoven, « on a envie de pleurer, en voyant ses doux yeux ».

Lorsque le thème passe ensuite dans les voix, c'est à la basse qu'il se présente d'abord, avec un caractère sérieux et un peu oppressé. Mais peu à peu la Joie s'empare de l'être. C'est une conquête, une guerre contre la douleur. Et voici les rythmes de marche, les armées en mouvement, le chant ardent et haletant du ténor, toutes ces pages frémissantes, où l'on croit entendre le souffle de Beethoven lui-même, le rythme de sa respiration et de ses cris inspirés, tandis qu'il parcourait les champs, en composant son œuvre, transporté d'une fureur démoniaque, comme un vieux roi Lear au milieu de l'orage...

A la joie guerrière succède l'extase religieuse ; puis une orgie sacrée, un délire d'amour. Toute une humanité frémissante tend les bras au ciel, pousse des clameurs puissantes, s'élance vers la Joie, et l'étreint sur son coeur...

L'oeuvre du Titan eut raison de la médiocrité publique. La frivolité de Vienne en fut un instant ébranlée ; elle était tout à Rossini, et aux opéras italiens. Beethoven, humilié et attristé, allait s'établir à Londres, et pensait y faire exécuter la Neuvième Symphonie. Une seconde fois, comme en 1809, quelques nobles amis lui portèrent une supplique, pour qu'il ne quittât pas la patrie. « Nous savons, disaient-ils, que vous avez écrit une nouvelle composition de musique sacrée , (La Messe en ré, op. 123)où vous avez exprimé les sentiments que vous inspire votre foi profonde. La lumière surnaturelle qui pénètre votre grande âme l'illumine. Nous savons d'autre part que la couronne de vos grandes symphonies s'est augmentée d'une fleur immortelle....

Votre absence, pendant ces dernières années, affligeait tous ceux qui avaient les yeux tournés vers vous ... Tous pensaient avec tristesse que l'homme de génie, placé si haut parmi les vivants, restait silencieux, tandis qu'un genre de musique étrangère cherchait à se transplanter sur notre terre, faisant tomber dans l'oubli les productions de l'art allemand.... De vous seul la nation attend une nouvelle vie, de nouveaux lauriers, et un nouveau règne du vrai et du beau, en dépit de la mode du jour....

Donnez-nous l'espoir de voir bientôt nos désirs satisfaits.... Et puisse le printemps qui vient, refleurir doublement,grâce à vos dons, pour nous et pour le monde » Cette généreuse adresse montre quelle était la puissance non seulement artistique, mais morale, dont Beethoven jouissait sur l'élite de l'Allemagne. Le premier mot qui s'offre à ses admirateurs pour louer son génie n'est pas celui de science, ni d'art : c'est celui de foi ...

Beethoven fut profondément ému par ces paroles. Il resta. Le 7 mai 1824, eut lieu à Vienne la première audition de la Messe en ré et de la Neuvième Symphonie. Le succès fut triomphal, et prit même un caractère presque séditieux. Quand Beethoven parut, il fut accueillipar cinq salves d'applaudissements ; la coutume, dans ce pays de l'étiquette, était de n'en faire que trois pour l'entrée de la famille impériale. La police dut mettre fin aux manifestations.

La symphonie souleva un enthousiasme frénétique. Beaucoup pleuraient . Beethoven s'évanouit d'émotion après le concert ; on le porta chez Schindler ; il y resta assoupi, tout habillé, sans manger ni boire, toute la nuit et le matin suivant. Le triomphe fut passager, et le résultat pratique en fut nul pour Beethoven. Le concert ne rapporta rien. La gêne matérielle de sa vie n'en fut point changée. Il se retrouva pauvre, malade , solitaire, mais vainqueur ... vainqueur de la médiocrité des hommes,vainqueur de son propre destin, vainqueur de sa souffrance.....


Et voici le 4eme mouvement de la 9eme symphonie incluant le chorale...

Part:1

http://www.youtube.com/watch?v=PTobbRSpXPw&feature=related

part:2

http://www.youtube.com/watch?v=3866wx8xzrU&feature=related

part:3

http://www.youtube.com/watch?v=ctU4YTN2jkk&feature=related
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MessagePosté le: 18/04/2009 19:25:56    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

« Apollon et les Muses ne voudront pas me livrer déjà à la mort; car je leur dois tant encore! Il faut qu'avant mon départ pour les Champs-Élysées, je laisse après moi ce que l'Esprit m'inspire et me dit d'achever. Il me semble que j'ai à peine écrit quelques notes. » (Écrit aux frères Schott, 17 septembre 1824)

Beethoven écrit à Moscheles, le 18 mars 1827 : « Une Symphonie entièrement esquissée est dans mon pupitre, avec une nouvelle ouverture. » Cette esquisse n'a jamais été retrouvée... On lit seulement dans ses notes :

« Adagio cantique. Chant religieux pour une symphonie dans les anciens modes (Herr Gott dich loben wir. Alleluja), soit d'une façon indépendante, soit comme introduction à une fugue. Cette symphonie pourrait être caractérisée par l'entrée des voix, soit dans le finale, soit dès l'adagio. Les violons de l'orchestre, etc., décuplés pour les derniers mouvements. Faire entrer les voix une à une; ou répéter en quelque sorte l'adagio, dans les derniers mouvements. Pour texte de l'adagio, un mythe grec, [ou] un cantique ecclésiastique, dans l'allegro, fête à Bacchus. » (écrit en 1818)

Comme on voit, la conclusion chorale était alors réservée pour la Dixième et non pour la Neuvième Symphonie. Plus tard, il dit qu'il veut accomplir dans sa Dixième Symphonie « la réconciliation du monde moderne avec le monde antique, ce que Goethe avait tenté dans son Second Faust ».

Le sujet est la légende d'un chevalier, qui est amoureux et captif d'une fée, et qui souffre de la nostalgie de la liberté. Il y a des analogies entre le poème et celui de Tannhaeuser. Beethoven y travailla de 1823 à 1826.

Beethoven avait, depuis 1808, le dessein d'écrire la musique de Faust. (La première partie du Faust venait de parattre, sous le titre de Tragédie, en automne 1807.) C'était là son projet le plus cher. (« Was mir und der Kunst das Hoechste ist.»)

Le docteur Spiller, qui le vit en 1826, dit que sa figure était devenue joyeuse et joviale. La même année, quand Grillparzer lui parle pour la dernière fois, c'est Beethoven qui rend de l'énergie au poète accablé : « Ah! dit celui-ci, si j'avais la millième partie de votre force et de votre fermeté ! » Les temps sont durs ; la réaction monarchique opprime les esprits. « La censure m'a tué, gémit Grillparzer. Il faut partir pour l'Amérique du Nord, si l'on veut parler, penser librement. » Mais nul pouvoir ne pouvait bâillonner la pensée de Beethoven. « Les mots sont enchaînés; mais les sons par bonheur sont encore libres », lui écrit le poète Kuffner. Beethoven est la grande voix libre, la seule peut-être alors de la pensée allemande. Il le sentait...

Souvent il parle du devoir qui lui était' imposé d'agir, au moyen de son art, « pour la pauvre humanité », pour « l'humanité à venir » ( der künftigen Menschheit), de lui faire du bien, de lui rendre courage, de secouer son sommeil, de flageller sa lâcheté. « Notre temps, écrivait-il à son neveu, a besoin de robustes esprits pour fouailler ces misérables gueuses d'âmes humaines. » Le docteur Müller dit, en 1827, que « Beethoven s'exprimait toujours librement sur le gouvernement, sur la police, sur l'aristocratie, même en public. La police le savait, mais elle tolérait ses critiques et ses satires comme des rêveries inoffensives ; et elle laissait en repos l'homme dont le génie avait un extraordinaire éclat ».

Ainsi rien n'était capable de plier cette force indomptable. Elle semble se faire un jeu maintenant de la douleur. La musique écrite dans ces dernières années, malgré les circonstances pénibles où elle fut composée a souvent un caractère tout nouveau d'ironie, de mépris héroïque et joyeux. Quatre mois avant sa mort, le dernier morceau qu'il termine, en novembre 1826, le nouveau finale au quatuor op.130,est très gai...

A la vérité, cette gaîté n'est pas celle de tout le monde. Tantôt c'est le rire âpre et saccadé dont parle Moscheles ; tantôt le sourire émouvant, fait de tant de souffrances vaincues. N'importe, Il est vainqueur. Il ne croit pas à la mort.

Elle venait cependant. A la fin de novembre 1826, il prit un refoidissement pleurétique; il tomba malade à Vienne, au retour d'un voyage entrepris en hiver pour assurer l'avenir de son neveu . Ses amis étaient loin. Il
chargeat son neveu de lui chercher un médecin. Le misérable oublia la commission, ne s'en souvint que deux jours après. Le médecin vint trop tard et soigna mal Beethoven. Trois mois, sa constitution athlétique lutta contre le mal. Le 3 janvier 1827, il institua son bien-aimé neveu, légataire universel.

Il pensa à ses chers amis du Rhin ; il écrivit encore à Wegeler : « ... Combien je voudrais te parler ! mais je suis trop faible. Je ne puis plus rien que t'embrasser dans mon coeur, toi et ta Lorchen. » La misère eût assombri ses derniers instants sans la générosité de quelques amis anglais. Il était devenu très doux et très patient Sur son lit d'agonie, le 17 février 1827, après trois opérations, attendant la quatrième , il écrit avec sérénité : « Je prends patience et je pense : Tout mal amène avec lui quelque bien. »

Le bien fut la délivrance, « la fin de la comédie », comme il dit en mourant, disons : de la tragédie de sa vie....

Il mourut pendant un orage, une tempête de neige, dans un éclat de tonnerre. Une main étrangère lui ferma les yeux (26 mars 1827).

Cher Beethoven ! Assez d'autres ont loué sa grandeur artistique...
Mais il est bien davantage que le premier des musiciens. Il est la force la plus héroïque de l'art moderne. Il est le plus grand et le meilleur ami de ceux qui souffrent et qui luttent. Quand nous sommes attristés par les misères du monde, il est celui qui vient auprès de nous, comme il venait s'asseoir au piano d'une mère en deuil, et, sans une parole, consolait celle qui pleurait, au chant de sa plainte résignée...

Et quand la fatigue nous prend de l'éternel combat inutilement livré contre la médiocrité des vices et des vertus, c'est un bien indicible de se retremper dans cet océan de volonté et de foi. Il se dégage de lui une contagion de vaillance, un bonheur de la lutte , l'ivresse d'une conscience qui sent en elle un Dieu...Il semble que dans sa communion de tous les instants avec la nature , il ait fini par s'en assimiler les énergies profondes.

Grillparzer, qui admirait Beethoven avec une sorte de crainte, dit de lui : « Il alla jusqu'au point redoutable où l'art se fond avec les éléments sauvages et capricieux. » Schumann écrit de même de la Symphonie en ut mineur : « Si souvent qu'on l'entende, elle exerce sur nous une puissance invariable, comme ces phénomènes de la nature, qui, si fréquemment qu'ils se reproduisent, nous remplissent toujours de crainte et d'étonnement ».

Et Schindler, son confident dit: « Il s'empara de l'esprit de la nature ». Cela est vrai :Beethoven est une force de la nature; et c'est un spectacle d'une grandeur homérique, que ce combat d'une puissance élémentaire contre le reste de la nature.

Toute sa vie est pareille à une journée d'orage. Au commencement, un jeune matin limpide. A peine quelques souffles de langueur. Mais déjà, dans l'air immobile, une secrète menace, un lourd pressentiment. Brusquement, les grandes ombres passent, les grondements tragiques, les silences bourdonnants et redoutables, les coups de vent furieux de l' Héroïque et de l 'Ut mineur. Cependant la pureté du jour n'en est pas encore atteinte. La joie reste la joie; la tristesse garde toujours un espoir. ..

Mais, après 1810, l'équilibre de l'âme se rompt. La lumière devient étrange. Des pensées les plus claires, on voit comme des vapeurs monter ; elles se dissipent; elles se reforment; elles obscurcissent le coeur de leur trouble mélancolique et capricieux; souvent l'idée musicale semble disparaître tout entière, noyée, après avoir une ou deux fois émergé de la brume ; elle ne ressort, à la fin du morceau,que par une bourrasque...

La gaîté même a pris un caractère âpre et sauvage. Une fièvre, un poison se mêle à tous les sentiments L'orage s'amasse, à mesure que le soir descend. Et voici les lourdes nuées gonflées d'éclairs, noires de nuit, grosses de tempêtes, du commencement de la Neuvième. Soudain, au plus fort de l'ouragan, les ténèbres se déchirent, la nuit est chassée du ciel, et la sérénité du jour rendue par un acte de volonté.

Quelle conquête vaut celle-ci, quelle bataille de Bonaparte, quel soleil d'Austerlitz atteignent à la gloire de cet effort surhumain, de cette victoire, la plus éclatante qu'ait jamais remportée l'Esprit : un malheureux, pauvre, infirme, solitaire, la douleur faite homme, à qui le monde refuse la joie, crée la Joie lui-même pour la donner au monde. Il la forge avec sa misère, comme il l'a dit en une fière parole, où se résume sa vie,et qui est la devise de toute âme héroïque....

Oh! si belle est la vie; mais la mienne est pour toujours empoisonnée!. (Lettre du 2 mai 1810, à Wegeler.)
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MessagePosté le: 21/04/2009 21:25:33    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Un peu de musique... Laughing

Voici son premier quatuor à cordes opus:18 no:1 composé en 1798-1800...

Très bonne interprétation... par le quatuor Alban Berg...

Tellement beaux ses quatuors !!!

En 4 mouvements...

1er mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=KKFzy7tEXu4

2eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=hfrC6C_hM7s&feature=related

3eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=JHycoVpBO6U&feature=related

4eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=Qy3xcKPYBQU&feature=related

kiss
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MessagePosté le: 21/04/2009 21:27:33    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Pâ pâ pâ pam....tellement d'émotions dans cette symphonie !!! ...on ne peut faire autrement que la ressentir...ou sinon,c'est qu'on est mort... furie

Et le chef Karajan la ressent aussi...je ne sais pas si vous avez remarqué,mais il garde les yeux fermés tout le long de la symphonie...

Ca apporte une question ca...Pourquoi fermes't'on les yeux quand les émotions sont très intenses ?...

Moi entéka,quand l'homme que j'aime m'embrasse,suis pas capable d'ouvrir les yeux...je fais juste l'imaginer et je ferme les yeux... amour

Ben voilà...le son au max...avec les écouteurs...merveilleux !!!!!!!


http://www.youtube.com/watch?v=zhcR1ZS2hVo&feature=related


http://www.youtube.com/watch?v=jDar-ycF5fE&feature=related


WOW !!! Super !!!Quelles émotions !!! Laughing
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MessagePosté le: 22/04/2009 00:03:13    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Fermer les yeux, peut signifier, vouloir être seul pour mieux savourer ce qui nous cause tant d'émotions.

Citation:


Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux.
Milan Kundera
Extrait de L'Insoutenable légèreté de l'être



Citation:


Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux.
Grand Corps Malade
Parole de la chanson Je dors sur mes deux oreilles




Mais aussi  lorsqu'on s'aime,regarder dans les yeux , c'est partir à deux au 7ème ciel,voir l'infini dans les yeux de l'autre.


Quand tu m'embrasses
Charles Aznavour

Quand tu m'embrasses
Pourrais-tu m'expliquer pourquoi
Quand tu m'embrasses
Tant de choses se passent en moi
Je sens comme un courant
Qui soudain me parcourt et m'enivre
C'est pourquoi si souvent
A tes lèvres, mes lèvres se livrent

Quand tu m'embrasses
Je suis comme un pantin brisé
Et je crie grâce
Sous tes baisers
Je ne sais plus du tout
Ce que je fais
C'est fou
L'effet que tu me fais
Quand tu m'embrasses
Je suis électrisé

Quand tu m'embrasses
Je ne connais rien de pareil
Quand tu m'embrasses
Je fonds comme neige au soleil
Je m'accroche à ton cou
Car le sol sous mes pieds m'abandonne
Et je vois tout à coup
Dans tes yeux des lueurs qui m'étonnent


Quand tu m'embrasses
Je perds soudain tous mes esprits
Et ça efface
Tous mes soucis
Y a des printemps qui naissent
Autour de moi
Et le res-
-te ne compte pas
Quand tu m'embrasses
Mon cœur est fou de joie

Quand tu m'embrasses
Enivré, je ferme les yeux
Quand tu m'enlaces
C'est merveilleux
On est au bord du gouf-
-fre le plus beau
Le bonheur nous
Colle à la peau
Et le temps passe
Follement pour nous deux

Quand tu m'embrasses
Chérie
Quand je t'embrasse
Mais oui
Quand on s'embrasse
On joue avec le feu.

  


Citation:


Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !
Gustavo Adolfo Bécquer
Extrait de La Poésie est éternelle



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Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle
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MessagePosté le: 22/04/2009 21:46:31    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Merci Teiwas... c'est tellement beau ces paroles !!! Laughing

Et je constate qu'il n'y a pas que moi qui se posait la question... clind

De grands artistes en ont fait de superbes citations... Laughing

busyb
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MessagePosté le: 22/04/2009 21:48:54    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Et voici la 32eme et dernière sonate pour piano que Beethoven a composé entre 1820-1822... opus:111 en ut mineur...

Interprètée ici par l'excellent pianiste Badura Skoda... un peu bizarre mais qui joue très bien Laughing

Très différente de ses premières sonates...mais aussi belle...

Après ses sonates,il s'est attaqué à ses derniers quatuors et à terminer sa 9eme symphonie...

Voici la sonate...


1er...

http://fr.youtube.com/watch?v=bBCiGp4w1ms&feature=related

2eme...

http://fr.youtube.com/watch?v=_IazZOKEmF0&feature=related

3eme...

http://fr.youtube.com/watch?v=bTBwAvjioHE&feature=related

Tout est là... clind
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MessagePosté le: 22/04/2009 21:50:41    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Et maintenant,son 6eme quatuor opus:18 no:6...composé aussi en 1798-1800...

Avec l'excellent quatuor Alban Berg

En 4 mouvements...

1er mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=_mKCm25xyzE

2eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=bduU-lNjgnE&feature=related

3eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=8theuK4BgNs&feature=related

4eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=LbRZw_ACuKo&feature=related

Ce 4eme mouvement est connu sous le nom de ""La Malinconia""

Et voilà...j'adore les quatuors de Beethoven... amour
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MessagePosté le: 22/04/2009 22:00:22    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

Des oeuvres ou extraits d'oeuvres que j'adore.... clind

Écoutez comme c'est beau !!! amour

Concerto pour piano et orchestre no:1, 2eme mouvement... Barenboim

http://www.youtube.com/watch?v=XDTBcqoF_Aw
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Concerto pour piano et orchestre no:2, 2eme mouvement... Barenboim

http://www.youtube.com/watch?v=mCE5csfClO4
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Sonate pour piano Appassionata Friedrich Gulda

1er mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=A35PuulCB9Y&feature=related

2eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=YxYM1oKbI9c

3eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=FFKGF8Unf5U&feature=related
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Sonate pour piano Waldstein par Friedrich Gulda

1er mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=f3nnYGPZlp0&feature=related

2eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=90QxX-ciajE&feature=related

3eme mouvement

http://www.youtube.com/watch?v=DPm8JRqoSUA&feature=related
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Le mouvement andante de la 7eme sonate pour piano...par Wilhelm Kempff

http://www.youtube.com/watch?v=mIsqFjiA7ao&feature=related

Comme si vous seriez en visite chez-moi... clind
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MessagePosté le: 23/04/2009 09:46:12    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique Répondre en citant

La musique est un bonheur qui ne décoit jamais...

Voilà...un mouvement de ma symphonie préférée...

4eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=VLkZvsp62iU&mode=related&search=
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Et ca aussi...la 9eme 4eme mouvement...

http://www.youtube.com/watch?v=PtU8dm08XCE

http://www.youtube.com/watch?v=F2lVQlBlDtU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=S9hWrmz_ZXw&feature=related

Et voilà....Que du bonheur !!! amour
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MessagePosté le: 08/12/2016 11:48:19    Sujet du message: BEETHOVEN,Le Titan de la musique

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