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Le Grenelle de l'environnement : une mascarade?

 
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lazareleblanc
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MessagePosté le: 22/10/2007 14:16:08    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

j'ouvre un dossier sur le grennelle de l'environnement Si vous voulez bien.

j'ai des premières infos:

Le Grenelle de l'environnement : "C'est une mascarade"

Je suis arrivé ce matin à Paris avec les 170 marcheuses et marcheurs, partis mardi de Chartres.

Les 3000 manifestants qui se sont joints à nous pour cette dernière étape m’ont fait chaud au cœur. Cette manifestation montre que les femmes et les hommes prêts à se mobiliser contre les OGM restent nombreux. Ils ont bien conscience que notre lutte est dans la durée. Ils sont prêts à retourner dans les champs pour participer aux actions de fauchage.
Nous avons aussi été encouragés par le soutien que nous avons eu au cours de cette randonnée. La traversée des villages et des banlieues nous a permis de rencontrer beaucoup de gens qui nous encourageaient à poursuivre notre lutte.

Nous avons entrepris cette marche pour demander au gouvernement de mettre en place un moratoire sur la culture des OGM. Comme Jean-Louis Borloo l’a admis fin septembre, la contamination transgénique est un phénomène accepté. On ne pourra pas l’arrêter.
La mise en place de cultures OGM signifie donc la fin de l’agriculture paysanne, de l’agriculture biologique, des AOC.
En acceptant d’aller dans cette direction, le président Sarkozy montrerait un mépris total pour les 85 % de nos concitoyens qui ne veulent pas des OGM.

Le Grenelle de l’enironnement est une mascarade.
Cela ressemble plus à une campagne de communication qu’à une consultation populaire.
Tous les sujets qui fâchent ont été soigneusement balayés sous le tapis.

L’énergie nucléaire est un bon exemple. Dans les groupes de travail, la question de l’EPR n’a même pas été abordée.
Au niveau Transports, rien ne vient remettre en cause le tout voiture et le développement des autoroutes.
La construction de nouveaux incinérateurs va permettre à Veolia et consorts de dégager des profits quand plus personne ne peut ignorer maintenant les dangers de ce type d’usines pour les populations voisines, notamment à cause des dioxines.

Enfin, sur les questions agricoles, le délire des agrocombustibles n’est nullement dénoncé. Au contraire ! Il faut pourtant que les gens comprennent que le diester et l’éthanol sont faits à partir de plantes destinées à l’alimentation humaine. Pour faire un plein de 50 litres d’éthanol, 250 kilos de blé sont nécessaires, avec lesquels on nourrissait hier une personne pendant un an.
La question peut être résumée brutalement ainsi: les paysans doivent-ils nourrir les gens ou les bagnoles ? Vous connaissez ma réponse.

Enfin, le document final du Grenelle ne consacre plus que cinq lignes aux OGM. Il n’est plus question de moratoire ni de principe de précaution. C’est tout simplement inacceptable.

La manière dont les grands médias informent nos concitoyens sur ce Grenelle est pour le moins décevante. Les militantes et les militants venus avec moi de Chartres à pied en voulaient ce matin particulièrement à Libération. Vous consacrez douze pages au Grenelle de l’environnement et vous ne traitez aucune des questions que j’ai abordées ci-dessus.
Libération évite le dossier du nucléaire. Trop sensible ? Celui des OGM. Trop conflictuel ?

José Bové, blog.liberation.fr 18 octobre 2007
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MessagePosté le: 22/10/2007 14:16:08    Sujet du message: Publicité

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lazareleblanc
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MessagePosté le: 22/10/2007 14:23:24    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

Hubert Reeves: http://fr.youtube.com/watch?v=PmFM_QjP_RE

ou sur http://fr.youtube.com/GrenellEnvironnement


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lazareleblanc
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MessagePosté le: 22/10/2007 14:30:01    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant


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MessagePosté le: 22/10/2007 14:48:55    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant




http://www.contre-grenelle.org/


Mobilisation réussie contre une mascarade
Du point de vue des organisateurs, le Contre-Grenelle de ce samedi 6 octobre a été un succès.
Au niveau de la fréquentation tout d’abord : plus de 800 personnes sont passées dans la journée, nous obligeant à tenir les discours aussi à l’extérieur de la salle. Les intervenants  parlaient une première fois devant les 500 personnes assises dans la salle Victor Hugo, une deuxième fois dehors, devant 100 à 200 personnes assises par terre ou debout au soleil.
Les pauses musicales de Steve Waring ont permis de donner à cette journée la bonne humeur et décontraction qui manquent tant aux encravatés du Grenelle officiel. Nous remercions aussi la Confédération Paysanne de l’Isère pour ces assiettes paysannes chaudes qui ont permis aux personnes qui le désiraient de manger sur place.
Mais le plus important pour nous est bien sûr d’avoir rassemblé des associations et des personnalités diverses du monde politique et écologique capable de dénoncer d’une seule voix cette mascarade qu’est le « Grenelle de l’environnement ».
Pyromanes
Pour commencer la matinée, Bruno Clémentin a dénoncé l’instrumentalisation par Nicolas sarkozy du terme de Grenelle. Paul Ariès a ironisé sur les écologistes « plus jaune que verts » qui se compromettaient dans ces prétendues négociations. « Le Grenelle de l’environnement est sarko-comptatible et le sarkozysme n’est pas écolo-comptatible », a affirmé l’auteur de Misère du Sarkozysme. Vincent Gay, membre de la LCR, a dénoncé la politique capitaliste du gouvernement et a rappelé qu'une politique écologique conséquente est forcément anti-capitaliste. Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau “Sortir du nucléaire” a comparé le Grenelle officiel à une négociation avec les pollueurs. « Est-ce qu’on demande aux pompiers de négocier avec les pyromanes pour leur demander d’allumer un peu moins de feu l’été prochain ? », a-t-il déclaré. C’est l’Elysée qui a décidé quelles personnes étaient invitées au Grenelle, a rappelé également Stéphane Lhomme. Avec humour, il a expliqué comment une association bidon montée par Yann Arthus-Bertrand a remplacé, à la demande de Nicolas Sarkozy, le Réseau Action Climat dans la liste des invités.
La matinée de ce Contre-Grenelle n’a pas épargné Nicolas Hulot traité d’« hélicologiste » et d’« éco-tartufe ». Le Grenelle de l’environnement est d’abord « une opération de communication visant à repeindre le capitalisme en vert » a résumé Sophie Divry, du journal La Décroissance. Opération de communication pour l’instant très réussie, a constaté Henri Maler, d’Action Critique médias. « Les médias dominants concourent à la dépolitisation de la question écologique », a-t-il souligné, rappelant que « la contestation de l’ordre médiatique est partie intégrante de la contestation de l’ordre politique ».
Geneviève Azam, d’Attac s’est élevé contre l’ « écologie compassionnelle »  du gouvernement. L’écologie, a-t-elle insisté, « ce n’est pas se battre pour notre confort ou notre petite sécurité, mais pour un modèle de société, un modèle démocratique ». Tous les intervenants ont souligné le lien entre la crise écologique et la crise sociale et politique.
Non digérables
Les interventions thématiques des l’après-midi ont permis de mettre à jour des luttes, souvent peu connues mais fondamentales, car elles remettent en cause radicalement la globalisation des échanges et le modèle économique dominant. Ainsi, lutter conte les autoroutes, l’irradiation des aliments et la grande distribution, c’est lutter contre « les artères de la mondialisation des échanges » (Julien Milanesi). Rien d’étonnant à ce que ces thèmes ne soient pas digérables par le Grenelle officiel. Quant au nucléaire, la question a été tranchée avant même l’ouverture des pseudo-négociations du Grenelle a rappelé Roland Desbordes, de la CRIIRAD. Gérard Boinon, de la Confédération Paysanne a pu apporter son témoignage de paysan face au drame de Tchernobyl et de l’industrie agro-alimentaire.
En fin de journée, Vincent Cheynet a rappelé que la lutte pour l’écologie est indissociable de la lutte pour la démocratie, telle qu’elle se structure entre opposition et majorité. Mais c’est Paul Ariès qui a clôturé la journée, à l’extérieur de la salle, devant 700 personnes. Il a lancé 20 propositions emblématiques comme contribution au débat futur.
Les médias dominants ont fait le service minimum (voir page presse) mais pour les personnes présentes, il est clair que face au rouleau compresseur médiatico-politique, le Contre-Grenelle restera comme le premier rassemblement d’opposition politique de l’ère Sarkozy.
 
Face au Grenelle sarko-compatible alors que le sarkozysme est non écolo-compatible :
Inventons tous ensemble une écologie sarko-incompatible

Ce texte reprend les grandes lignes du discours tenu par Paul Ariès lors du contre-Grenelle de l'environnement du 6 octobre à Lyon. La salle étant beaucoup trop petite ce meeting a eu lieu en plein air. 
Comment en est-on arrivé à croire que le sarkozysme puisse être écolo-compatible ? La gauche et la droite partagent le même bilan environnemental effroyable. Ces deux systèmes ont fait tout au long du 20e siècle – au-delà de ce qui les distingue socialement – de la domination de la nature l'un des grands ressorts permettant d'assouvir leur productivisme. Ces deux systèmes se heurtent aujourd'hui à la même impasse environnementale. La droite et la gauche ne se trouvent cependant pas dans la même situation sociale face à l'impossibilité de faire croître encore le gâteau grâce à la croissance (le PIB mondial).  
Les milieux d’affaires, la droite et la gauche néolibérale ont la possibilité de rebondir en faisant payer la crise écologique aux plus pauvres (individus ou peuples). La question des agrocarburants et celle des taxes sur le carbone sont à cet égard symptomatiques : choisira-t-on finalement de nourrir nos voitures (d'abord celle des riches) ou sept milliards d'humains ? Ce « capitalisme vert » est non seulement une mascarade mais une fuite en avant. Il repose sur l’idée folle qu’un peu de croissance pollue mais que beaucoup dépollue. Il nie que le système productiviste même soit en cause et ne parle que de dysfonctionnements provisoires. 
La gauche ne peut aller dans cette direction. Elle reste cependant aphone faute de solder son passif en réglant son compte au productivisme et à la foi béate dans le progrès. 
Parce qu'il a su réunir les opposants de l'extérieur et les dissidents de l'intérieur qui sont sans aucune illusion sur le caractère sarko-compatible du Grenelle alors que le sarkozysme est lui non écolo-compatible, le contre-Grenelle qui s'est tenu à Lyon ce samedi 6 octobre 2007 constitue un événement important pour travailler ensemble à repolitiser l'écologie.  Notre grand dessein est de devenir capable de marier notre souci de justice sociale avec les contraintes environnementales mais nous savons que ce ne sera possible qu'en organisant un retour au politique et en faisant d'abord un effort de théorisation et de passage à l'acte...
Nos adversaires ont su conquérir l'opinion publique grâce à la puissance de leur lobbies. Nous devons donc nous jeter dans cette bataille pour l'emporter de nouveau culturellement. Nous n'avons pas voulu cependant tirer de conclusions au soir du contre-Grenelle car nous savons que le travail à faire ne fait que commencer et qu'il sera nécessairement collectif.
Les propositions que nous jetons au débat sont certes insuffisantes car elles tiennent compte du rapport de force politique et idéologique mais elles sont faites  pour donner à penser et à rêver, pour fissurer le « faux consensus » et pour introduire des dynamiques de rupture.  Elles doivent être débattues, enrichies, modifiées mais servir aussi à développer des luttes unitaires. Ces propositions débordent le seul champ environnemental car l'écologie constitue un tout. 
  1. Contre la fuite en avant techno-scientiste profitable aux seules grandes firmes, ne cédons pas sur l'exigence de moratoires durables sur les OGM, le nucléaire, les incinérateurs, les constructions d'autoroutes mais aussi les agro-carburants. Ne nous laissons pas piéger par le « compromis bidon » qu'on voudrait nous imposer avec l'idée d'un libre choix entre des régions avec OGM et d'autres sans.     
  2. Contre la soumission de l'école aux impératifs du marché qui aboutit à en faire un lieu de formatage des forçats de la production et de la consommation, inventons une école dont la mission fondamentale serait de transmettre le dur métier d'humain, lançons aussi un grand projet éducatif, à l'instar de ce que furent les MJC, en matière d'éducation à une autre conception et pratique de la nature.
  3. Contre la pensée unique des grands médias et afin de libérer l'information de la tutelle des multinationales car on ne pourra faire de l'écologie sans transparence et sans choix entre des options différentes (option préférentielle pour les riches à la Sarkozy ou pour les pauvres), revenons à l'application des ordonnances de 1944 sur la presse, édictées par le Conseil national de la Résistance.
  4. Contre l'agression publicitaire, faisons primer le droit des usagers à être protégé sur celui des marchands à vendre leurs produits, abrogeons la circulaire Lang qui banalise la pénétration de la publicité et des marques commerciales dans les écoles,  interdisons sur le modèle de la Suède la publicité télévisuelle à destination des enfants,  limitons le nombre et la taille des panneaux publicitaires, allons vers des villes sans pub à l'instar de Sao Paulo, inversons la logique juridique qui veut que la protection des citoyens soit une exception et la « pub-tréfaction » la règle. 
  5. Contre l'insécurité sociale et psychologique que généralise la précarité mais aussi le salariat et qui entretient la « fièvre acheteuse », adoptons le principe d'un « revenu universel d'existence »  inconditionnel couplé à un « revenu maximal autorisé » permettant à chacun de vivre simplement pour que chacun puisse simplement vivre.
  6. Contre le tout (auto)routier engageons des mesures décisives  comme l'arrêt de la construction du réseau (auto)routier, comme la reconversion d'une partie du réseau existant en chemins de fer, en axes piétons, en pistes cyclables, en jardins potagers ou d'agrément, imposons le bridage des moteurs, interdisons la commercialisation des voitures au-dessus d'une certaine puissance, interdisons les loisirs motorisés et les courses automobiles pour leur valeur antipédagogique.
  7. Contre l'explosion des inégalités écologiques et sociales représentée par le choix d'une régulation par le marché, inventons d'autres politiques de distribution des richesses et imaginons des systèmes de tarification en fonction des types d'usages ou des quantités : pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine ? Pourquoi payer les mêmes impôts fonciers pour une résidence principale et secondaire ? Ce mécanisme peut être généralisé à l'ensemble des services publics et des biens communs  sur la base de délibérations collectives.
  8. Contre la généralisation de la bio-industrie, imposons le retour à une véritable norme « bio » respectueuse des produits, des cultures et des hommes, généralisons une restauration sociale (scolaire, entreprise, etc) faite sur place, avec des produits « bio », locaux et de saison, interdisons l'irradiation des aliments qui ne profite qu'aux acteurs de la globalisation, agriculture intensive et grande distribution.
  9. Contre la délocalisation de l'économie construisons une préférence pour les marchés locaux en versant des subventions ou des aides sociales sous forme de « monnaie locale » comme en Allemagne, démantelons les systèmes de franchise commerciale.
  10. Contre la délocalisation de toutes nos activités, interdisons les voyages scolaires lointains, recentrons le tourisme social sur le « tourisme vert de proximité ».
  11. Contre une société globalitaire qui fait fonctionner le système juridique au profit des plus gros, remettons en cause les règles universelles qui sous prétexte d'hygiène ou de sécurité imposent partout les mêmes normes à l'ensemble des acteurs : pourquoi imposer par exemple la même méthode aux géants de la malbouffe et aux petits restaurants ? Adoptons des règles différentes selon la nature réelle des dangers.
  12. Contre la dictature des temps rapides sur les temps lents et des temps courts sur les temps longs, soutenons les projets de ralentissement des villes, adoptons le programme « slow food » pour les écoles à l'image des régions italiennes, soutenons les villes qui en adhérant au Mouvement international des villes lentes refusent de grandir, généralisons le « droit à la nuit » en interdisant l'éclairage public intempestif, généralisons la priorité aux TER plutôt que de construire des lignes TGV.
  13. Contre l'emprise de l'économie, maintenons et renforçons l'interdiction du travail le dimanche et interdisons l'ouverture nocturne des grandes surfaces commerciales.
  14. Contre l'idéologie du « travailler plus pour gagner plus », reprenons le combat pour marcher vers les 32 heures en 4 jours et le droit de « vivre et travailler au pays ».
  15. Contre les nuisances industrielles, supprimons toute aide aux pollueurs et soutenons les industries qui se reconvertissent sous forme de petites unités à production relocalisée.
  16. Contre la société industrielle globalitaire, développons l'autonomie dans tous les domaines notamment énergétique, soutenons d'abord les économies d'énergie puis les énergies renouvellables à taille humaine ou coopérative.
  17. Contre l'occidentalisation du monde, reconnaissons notre dette environnementale mais refusons aussi l'idée que la pauvreté justifierait la destruction de la planète.
  18. Contre le double échec du capitalisme et du socialisme productivistes, re-hiérarchisons nos systèmes juridiques pour concilier les contraintes environnementales avec notre souci de justice sociale par un nécessaire retour à la primauté du politique.
  19. Contre l'écologie apolitique, repolitisons l'écologie en rendant la parole au peuple, c'est aux citoyens de décider ce qui doit être (quasi)gratuit, renchérit ou interdit, c'est aux citoyens de choisir de façon autogestionnaire quel avenir ils souhaitent.
  20. Contre l'illusion de la toute-puissance sarkozyenne, jouons la carte de la démocratie, exigeons la représentation proportionnelle pour toutes les élections, faisant respecter le non cumul des mandats et adoptons le mandat impératif, optons pour un régime « primo-ministériel » contre la présidentialisation et la « peopolisation » du pouvoir.

 
Un livre collectif à l'occasion du Contre-Grenelle de l'environnement : Pour repolitiser l'écologie, en librairie en octobre
« La première opération d’envergure du sarkozysme triomphant est une attaque contre le monde de l’écologie. La convocation du Grenelle officiel de l’environnement est une tentative d’OPA de la droite, des milieux d’affaires et des réseaux techno-scientistes sur les questions environnementales. Cette opération dangereuse ne pouvait rester sans réaction. L’organisation d’un contre-Grenelle permet de marier ceux qui refusent depuis le premier jour toute compromission avec ce pouvoir et ceux qui ont cru ou croient encore utile d’être présents au Grenelle officiel, sans se faire aucune illusion et en sachant qu’il n’y a pas d’accord possible entre les tenants du système productiviste et la défense d’une véritable écologie. Ce livre, qui réunit de grands acteurs de l’écologie, met en accusation ce gouvernement et son idéologie non « écolo-compatibles ». Il défend l’idée d’une écologie politique reposant sur des choix de société, au moment même où les partisans d’une écologie dépolitisée parlent de logique du « gagnant-gagnant ». Nous ne pouvons accepter que la pauvreté devienne la nouvelle variable d’ajustement du système productiviste capitaliste alors que l’état de la planète prouve son échec. Il ouvre aussi les dossiers tabous et dévoile ce que seront les grands enjeux de l’écologie au xxie siècle, les forces en présence et les marges de manœuvre. Un livre pour penser et agir au cœur d’une écologie politique au service du plus grand nombre. »
Pour repolitiser l'écologie, collectif, 160 pages, Editions Parangon, 8 €
 
Commander La Décroissance n°42 « Le Grenelle des dupes »
« Le journal La Décroissance est à l’initiative de l’organisation, le 6 octobre 2007, du contre-Grenelle de l’environnement face à la convocation du Grenelle officiel. Notre contre-Grenelle produit ses effets bien avant sa réunion, puisque plusieurs acteurs du Grenelle officiel ont déjà choisi de nous rejoindre pour penser et agir autrement. Disons-le franchement : notre but est de dynamiter le Grenelle officiel en dénonçant la supercherie, en montrant qu’il est plus que jamais possible et nécessaire de faire dissensus pour sauver l’écologie politique et œuvrer de concert pour résoudre les questions sociales et environnementales, bref en construisant, avec tous ceux et toutes celles qui le souhaitent, une véritable alternative aux associations pour qu’elles quittent cette mascarade verte... »
La décroissance n°42, septembre 2007, 2 €. Commander
ici.

L'organisation d'un Grenelle de l'environnement par le gouvernement Fillon n'est ni sérieuse ni crédible.
Elle n'est pas sérieuse de la part d'un Président qui vomissait il y a quelques jours encore Mai 68 et ses accords de Grenelle.
Elle n'est pas crédible de la part d'un chef d'État et d'un parti dont le programme électoral lui a valu la note déplorable de 8,5/20 lors de l'évaluation réalisée par les ONG, aujourd'hui conviées à la table officielle et pourtant peu soupçonnables de nourrir des logiques d'extrême-gauche, regroupés au sein de l' « Alliance pour la planète ». 
Tentative de récupération
Ce projet d'accords de Grenelle de l'environnement constitue une tentative d'OPA sur le monde de l'écologie. Il s’agit d’une offensive pour vider l'écologie de son discours social, politique et philosophique. Il vise à  réduire l'écologie politique à une logique d'accompagnement du programme économique néolibéral de ce gouvernement.
Cette initiative est aussi la preuve que l'opération du pacte écologique de Nicolas Hulot, qui conseillait déjà l'ancien Président Chirac en matière d'écologie, a été téléguidée par les sociétés sponsors de sa Fondation proches de l'UMP et du nouveau Président de la république. 
Contre l'écologie-spectacle
Nous refusons de voir l'écologie se transformer en un rapport consumériste à la nature. L'écologie est autant inséparable de son contenu politique qu'indissociable de son contenu social.
Elle s'oppose frontalement à la logique productiviste du « travailler plus pour gagner plus » qui a été au centre de la  campagne présidentielle de ce gouvernement.
L'écologie est incompatible avec la volonté forcenée de relancer la croissance. Cette course à la croissance illimitée est autant une impasse scientifique qu'un péril social et humain.
L'écologie n'est pas dissociable des choix économiques et techno-scientifiques. Elle ne s'accommode ni des options néolibérales ni des choix de société productivistes.
Les intérêts de la grande distribution ou de TF1 ne sont pas ceux de la nature ou de l'humanité.
Par nature, l'écologie politique ne peut pas être consensuelle car elle impose à faire des choix.Double danger
Ces pseudo-accords de Grenelle constituent donc un double danger. Danger de dilution de la question environnementale, comme le prouve déjà le Ministère Borloo où l'écologie dépourvue de budget propre pèsera bien peu aux côtés des bastions des transports et de l'énergie.
Danger de détournement de la question écologique en promouvant des solutions qui ne feront qu'alimenter les régressions environnementales et sociales.
Par exemple, la promotion massive des agrocarburants relève d'un véritable crime contre les 2 milliards de paysans pauvres dans le monde alors que la sécurité alimentaire n'est pas assurée.
Nous nous opposons à toute instrumentalisation des enjeux environnementaux pour soutenir une politique qui prend aux plus faibles pour donner aux plus gros.
Un contre-sommet de l'écologie
Face à la farce des pseudo accords d'un faux Grenelle de l'environnement, nous organisons le 6 octobre un contre-sommet de l'écologie à Lyon.
Pour mettre en accusation un gouvernement dont les premières mesures ne sont pas écolo-compatibles (défense des OGM, nucléaire, tout-routier).
Pour entrer en résistance théorique et pratique contre la course à la croissance folle, le productivisme, le néolibéralisme.
Pour promouvoir une écologie politique face à une écologie des bons sentiments et de l'accompagnement qui ressemble davantage aux soins palliatifs qu'à une réorientation de nos façons de vivre, de produire et de consommer.
Ce contre-sommet réunira des associations qui luttent depuis des années sur le terrain, des intellectuels, des universitaires, des scientifiques et des politiques. Il se donnera pour objectif de définir les véritables priorités si nous voulons vraiment concilier les contraintes environnementales avec le souci de justice sociale par un retour au politique. 

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MessagePosté le: 22/10/2007 14:55:20    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

http://www.pacte-contre-hulot.org/
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MessagePosté le: 22/10/2007 14:57:15    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

Programme

Matin (9-12h)
Explication de la journée - Bruno Clémentin (président de l'IEESDS)
Ouverture : contre le grenelle de Sarkozy - Paul Ariès (politologue)
Les tartuffes de l'écologie - Sophie Divry (journaliste)
Un contre-Grenelle, pourquoi ?
- Francine Bavay (Alter Ekolo)
- Vincent Gay (Ligue communiste révolutionnaire)
- Stéphane Lhomme (Réseau “Sortir du nucléaire”)
- Geneviève Azam (conseil scientifique d'Attac)
- Henri Maler (Acrimed)
- Bernard Guibert (économiste - Alter Ekolo)
- René Balme (maire de Grigny)

Après-midi (14-18h)
Les questions qui fâchent :
- les autoroutes - Julien Milanesi (Alternative Régionale Langon Pau contre A65)
- l'irradiation des aliments - Véronique Gallais (Collectif français contre l’irradiation des aliments)
- le nucléaire - Roland Desbordes (président de la CRIIRAD)
- la normalisation au service de la grande industrie - Pierre Péguin et Cécile Rousseau (Nature et Progrès)
- les OGM - Gérard Boinon (Confédération paysanne)
- l'idéologie de la consommation - Yann Fiévet (Action Consommation)
- la grande-distribution - Christian Jacquiau (économiste)
- la désobéissance civique - François Vaillant (rédacteur en chef d'Alternatives Non Violentes)
Synthèse des questions ouvertes par la salle - Baptiste Mylondo
Rendre la parole au politique - Vincent Cheynet (rédacteur en chef de La Décroissance)
Conclusion et contre-propositions - Paul Ariès (politologue)

Des pauses en musique sont prévues avec le chanteur Steve Waring

Une assiette paysanne (7 euros) est proposé pour le repas de midi par la ferme des sources (Confédération paysanne d'Isère)

Contacts presse : Paul Ariès : 08 71 03 66 78 ou paularies[enlever]@voila.fr, Bruno Clémentin : bruno.clementin[enlever]@free.fr, Sophie Divry : sophie2[enlever]@casseursdepub.org

Revue de presse :
700 personnes réunies à Lyon pour le "contre Grenelle" de l'environnement
06.10.07 | 13h32 | Agence France presse
Environ 700 militants écologistes et altermondialistes se sont réunis samedi à Lyon pour un "contre Grenelle" de l'environnement visant à faire des propositions alternatives à celles qui vont émerger de la consultation organisée en octobre par le gouvernement. A l'initiative du mouvement de la Décroissance, des militants anti-nucléaires (Sortir du Nucléaire, Criirad), altermondialistes (Attac, Alter Ekolo), des organisations paysannes (Confédération paysanne, Nature et Progrès) ou politiques (LCR) ont défilé à la tribune devant une salle comble, a constaté l'AFP.
"Nous voulons dénoncer l'OPA de la droite et des milieux d'affaire sur l'écologie, et verser au débat des propositions pour entrer dans une vraie négociation avec un rapport de force", a déclaré le politologue Paul Ariès.
Le Grenelle de l'environnement "va permettre au gouvernement d'imposer sa vision de l'écologie en concédant quelques gadgets, comme la réduction de la vitesse de 10 km/h, mais sans remettre en cause le tout-routier ou le nucléaire", selon M. Ariès.
Réclamant un moratoire durable sur les OGM, les autoroutes, les incinérateurs et le nucléaire, les militants ont réaffirmé leur souhait de faire payer l'eau et l'énergie en fonction des usages, d'interdire les grosses cylindrées, de reconvertir le réseau routier en voies de chemin de fer, cyclables, potagers, etc.
"Certaines de nos propositions sont présentes dans le Grenelle officiel, mais elles ne seront jamais adoptées ni appliquées, alors que l'on sait aujourd'hui, a souligné M. Ariès, qu'il ne suffit pas de faire la même chose en consommant moins, mais qu'il faut totalement changer nos modes de vies".

Séparer le bon Grenelle de l'ivraie, Le Canard enchaîné, 10-10-2007
Le contre-Grenelle des adeptes de la décroissance, Le Monde, 9-10-2007
Le contre-Grenelle et les écolo-tartufes, Libération, 8-10-2007
Ces écolos qui ne croient pas à la « Sarko-écologie », Libération, 8-10-2007
«Contre-Grenelle» de l’environnement : les altermondialistes taclent Sarkozy, Paris Match, 4-10-2007
Mobilisation « contre Grenelle » à Lyon, Ouest-France, 07/10/2007
Environnement : le Grenelle a déjà ses opposants , L'Indépendant, 7-10-2007
A quoi sert le contre-Grenelle de l'environnement ? Le Progrès, 7-10-2007
Le contre-Grenelle attire davantage que le vrai, Le Progrès, 08-10-2007
Les « gadgets » du Grenelle, Midi Libre, 07-10-2007

Organisateurs : La Décroissance, I.E.E.S.D.S, Casseurs de pub - Partenaires : Réseau “Sortir du nucléaire”, Confédération Paysanne, Alternatives non-Violentes, Le Sarkophage, Université Populaire de Lyon, Alter Ekolo, CRIIRAD, Alternative Régionale Langon Pau




les liens non marqués dans le texte:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-959155,36-964260@51-960416,0.html


http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/283169.FR.php

http://www.libelyon.fr/info/2007/10/ces-colos-qui-n.html

http://www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match/actualites/dernie…
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MessagePosté le: 22/10/2007 15:11:19    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

Au début de la Révolution française, le roi réunit à Versailles les états généraux : le clergé, la noblesse et le tiers état. Après que le roi a interdit l’entrée de la salle au tiers état, le 20 juin 1789, celui-ci se réunit sans les autres ordres dans la salle du Jeu de paume, où sera prêté le serment du même nom.


furie


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MessagePosté le: 22/10/2007 15:15:00    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

Le Monde diplomatique - blogLe Grenelle de l’environnement « in » et « off »Extraitsdimanche 5 août 2007 par Marc Laimé
Fortement médiatisé par ses initiateurs, au premier rang desquels l’actuel gouvernement, à la fois juge et partie d’une négociation à l’issue indécise, le Grenelle de l’environnement, à peine engagés courant juillet 2007 des débats organisés en six groupes thématiques associant représentants de l’Etat, collectivités locales, organismes professionnels, syndicats, associations de protection de l’environnement, auxquels s’ajoutent des « personnalités qualifiées », génère une communication foisonnante, notamment par le biais d’internet. Révélant, tant les enjeux réels que les ambiguïtés d’un processus à bien des égards sans précédent.[...] quand le site « officiel » de l’opération témoigne effectivement d’une rare indigence.
Indice d’une coupable improvisation ? On est enclin à le croire quand on découvre que dès le 12 juin dernier M. Alain Lipietz, député Vert européen, avait déposé le nom de domaine « Grenelle de l’environnement », ce qui lui a permis, à la grande fureur du MEDAD, d’ouvrir un espace de débat joliment intitulé la salle du Jeu de paume du Grenelle de l’environnement.
Il y livre notamment une éclairante analyse, et de ce qu’il décrit comme un piège tendu par l’actuel gouvernement aux acteurs de l’écologie politique, et plus largement au mouvement social, et de la réponse politique à y apporter : le Grenelle de l’environnement, pourquoi faire ?
Voir en ligne : Sur le blog "Carnets d’eau" du Monde diplomatique
Marc Laimé
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MessagePosté le: 22/10/2007 15:20:17    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

Alain Lipietz ::: Sujet : Ce Grenelle de l’environnement, pour quoi faire ?
Posté le : dimanche 22 juillet 2007 - 19:21
Bon, je teste, d’un premier sujet, le premier forum de ce site.
Un « Grenelle de l’environnement », qu’est-ce à dire ? Qu’en attendre ?
D’abord, « Grenelle », quel drôle de nom ! Pour un président, Nicolas Sarkozy, qui lorsqu’il était candidat, a passé sa campagne à fustiger Mai 68, pourquoi mettre en avant le lieu (ministère du Travail, rue de Grenelle) où fut signé l’accord mettant fin à la plus grande grève de l’histoire, 3 semaines d’occupation d’usines par 9 millions de grévistes ? Sans doute pour reconnaître qu’il y avait du bon dans le mouvement, et que c’est à porter au crédit de l’Etat (en l’occurrence, Pompidou, intéressante référence) que d’avoir su intervenir pour rétablir l’intérêt général et la paix civile, en mettant d’accord des intérêts inconciliables. C’est d’ailleurs la mission traditionnelle de l’Etat, selon Marx et bien d’autres : « L’Etat est l’organe dont la société se dote pour que les parties antagonistes qui la constituent ne s’épuisent pas dans une lutte sans fin ». La référence à Grenelle, c’est la référence à l’intérêt général, à la conciliation par delà l’exaspération des revendications et des intérêts particuliers.
Mais trois différences sautent aux yeux :
1) Une conférence quintipartite.
Alors qu’à Grenelle (le vrai), Pompidou cherchait de toute urgence à sortir la France de la grève générale en mettant d’accord deux adversaires sociaux (le patronat et les syndicats), le Grenelle convoqué par Sarkozy est non pas tripartite mais quintipartite. Certes, il y de nouveau patronat et syndicats, mais d’une part l’Etat est dorénavant scindé en deux (l’Etat central et les collectivités locales), et, bien sûr, il y a les associations de défense de l’environnement.
Ce choix est certainement légitime, mais il faut bien l’analyser et en comprendre les enjeux. Déjà, cette scission Etat central - Etat local, que signifie-t-elle ? Un partage des rôles ? L’écologie, c’est bien connu, c’est le local et le global, mais où est passé le vrai global, c’est à dire au moins l’Europe ? Où va-t-on parler des conventions onusiennes de défense de la biodiversité et du climat, et de leurs contradictions avec l’OMC ?
Ou alors s’agit-il de rechercher un compromis entre l’Etat central, tenu par la droite, et l’Etat local (Régions, département, grandes villes), largement tenu par la gauche et les Verts, après la décentralisation imposée par Raffarin, avec son cortège d’aberrations quant au champ des attributions respectives ?
Ensuite, pour filer la métaphore du vrai Grenelle, on aurait pu en effet comprendre une conférence tripartite où les associations de défense de l’environnement s’affronteraient aux entreprises qui polluent, par les produits chimiques qu’elles vendent, par les gaz à effet de serre qu’elles émettent, par les explosions catastrophiques (AZF, Tchernobyl) qu’elles provoquent… L’Etat viendrait alors, comme au vrai Grenelle, proposer une médiation.
Or nous le savons bien, nous autres écologistes, et les sociologues comme Alain Touraine nous l’ont expliqué dès les années 70, la plupart des luttes écologistes s’adressent directement à l’Etat en tant que technostructure suprême, et plus particulièrement à ces Etats dans l’Etat que sont EDF (et ses centrales nucléaires), la SNCF (avec ses lignes TGV et leurs gares inaccessibles sinon en voiture, ses ligne secondaires supprimées, etc.) Dans le Grenelle de l’environnement, bien plus que dans le Grenelle de 68, l’Etat est juge et partie.
Enfin, il vaut la peine de se demander ce que le 5e collège, celui des salariés, vient faire ici. Les syndicats sont-ils considérés comme des associations de défense de l’environnement comme les autres, avec pour spécificité de s’occuper de l’environnement au travail ? C’est effectivement sous cet angle que l’écologie politique était née au 19e siècle, avec les premiers médecins du travail, les « hygiénistes ». Et nous savons tous que les pathologies nées du travail explosent aujourd’hui, non seulement le mésothéliome et autres cancers et maladies chroniques provoquées par les pollutions sur le lieu de travail, mais aussi toutes les Troubles Musculo-Squelettiques (mal de dos, tendinites, etc), qui sont aujourd’hui la trace principale de la mauvaise qualité de l’environnement au travail sur le corps des humains. Si c’est ça, si l’on veut rouvrir le chantier de l’écologie du travail, de la sécurité sanitaire environnementale du travail, alors oui, bravo.
Mais il ne faut pas être naïf. Une fois assurées leurs premières conquêtes aux côtés des hygiénistes, ces ancêtres des écologistes (interdiction du travail des enfants, lutte contre les taudis, lutte contre les accidents du travail, installation de filtres dans les usines), la plupart des syndicats se sont tournés, au cours du 20e siècle vers une ligne consumériste et productiviste, monnayant l’insalubrité et la pénibilité du travail contre des primes permettant d’accroître le pouvoir d’achat. Les plus vieux militants se souviennent des horions reçus de la part des syndicalistes lorsqu’ils allaient distribuer, devant chez Ferrodo, des tracts dénonçant les dangers de l’amiante.
Et faut-il rappeler la position de la CGT d’EDF sur l’industrie nucléaire ? Un jour qu’invité par le centre de formation du comité d’établissement d’EDF, l’IFOREP, j’objectais : « Mais vous, travailleurs de l’électricité, vous n’êtes quand même pas mariés spécialement au nucléaire ! Vous pouvez tout aussi bien exercer votre compétence professionnelle en apprenant aux usagers comment consommer le moins d’électricité possible ! C’est ça le vrai service au public, et ça vous fera beaucoup plus d’emplois… » Mes interlocuteurs me répondirent en souriant : « Oui, mais dans la cathédrale de l’électricité, le nucléaire est la Sainte Chapelle. »
Bref, pas d’illusion : au nom de la défense de l’emploi tel qu’il est, dans cette conférence quintipartite, les syndicalistes risquent de se retrouver du côté du patronat et de l’Etat contre les écologistes. Et c’est sans doute le calcul de Sarkozy-Borloo.
2) Quel rapport de force ?
L’autre grande différence avec le vrai Grenelle, c’est qu’on a bien du mal à trouver l’analogue des 9 millions de grévistes occupant leurs usines depuis 3 semaines et des centaines de milliers d’étudiants campant dans les rues et les universités. Pompidou, à Grenelle, sommait les patrons de conclure pour « sortir le pays de la chienlit ».
À l’évidence, la France n’est pas du tout paralysée par les écologistes. Les seuls rapports de forces qui auraient pu être établis (les toutes dernières manifestations contre l’EPR) n’étaient pas ridicules, mais les faucheurs volontaires d’OGM, accablés par des pluies de grenades d’amendes, n’osent plus guère relever la tête. L’arme ultime était le bulletin de vote, et elle ne fut pas utilisé.
Comme l’avait annoncé Dominique Voynet, « si mon score est faible l’EPR se fera, les OGM passeront ». L’appel ne fut pas entendu. L’EPR se fait, les OGM « expérimentaux » sont plantés cette année par dizaines d’hectares dans chaque département. Rien, absolument rien n’empêche Sarkozy et le patronat de « continuer comme avant » : relancer le nucléaire, contaminer toute la France par les OGM, laisser dériver le climat en ralentissant l’investissement dans les transports en commun, et ainsi de suite.
Rien, si ce n’est la conscience, martelée par les chercheurs, manifestée dans les sondages et dans quelques dizaines de milliers de clics sur l’Appel pour la planète, discrètement rappelée par les branches du capitalisme déjà « concernées » (avant tout l’assurance, mais aussi le tourisme, les branches « fines » de l’agricultures, etc) que la crise écologique est bien là, et qu’aujourd’hui, on le sait.
En quelque sorte, ce Grenelle se jouerait à l’envers. Ce sont les entreprises qui, par leur attitude, mettent le pays en crise, ce sont les associations qui appellent à la raison : « Il va bien falloir commencer à accélérer l’application de la Convention Climat, vous avez vu le rapport Stern et le troisième rapport du Groupe intergouvernemental sur le changement climatique, nous n’avons plus que 10 ans pour sauver la planète, les cancers et l’asthme explosent sous l’effet des pollutions, l’eau de qualité se fait de plus en plus rare et chère, etc ». L’Etat interviendrait alors pour calmer le jeu…en faveur de l’écologie.
J’avoue que j’ai du mal à croire cette fable. En vérité l’Etat, tout aussi responsable que les entreprises, ou plutôt tout aussi irresponsable, cherche à amuser la galerie pendant qu’il poursuit à toute vapeur sa politique productiviste (EPR, OGM). Le Grenelle de l’environnement servirait donc à couvrir l’absence de concertation sur des décisions déjà prises, tout en recherchant un consensus sur quelques mesures spectaculaires qui « mettraient tout le monde d’accord dans l’intérêt général ».
3) Négociation ou Etats généraux ?
Le point commun entre le Grenelle de l’environnement et le vrai Grenelle, c’est qu’ils organisent la confrontation entre opinions et intérêts divergents. La différence, c’est que l’on peut douter qu’il s’agisse d’une négociation. Une négociation est un débat qui parvient à un compromis accepté par les négociateurs et présenté ensuite à leurs mandants. Cette négociation peut avoir des conséquences pour le tiers médiateur, c’est-à-dire l’Etat. Le Grenelle de 68 impliquait, pour le patronat, un retour programmé aux 40 heures réelles, la reconnaissance de la section syndicale d’entrprise, et pour l’Etat une hausse massive du SMIC. Si le patronat et l’Etat furent plutôt contents de s’en tirer à si bon compte, on sait que les leaders Cgtistes se firent siffler par les grévistes de Renault-Billancourt pour s’être contenté de si peu…Sifflets peut-être injustes : Mai 68 ne fût pas une révolution mais un formidable mouvement de masse parachevant la mise en place, en France, du modèle de développement fordiste.
Peut-on imaginer que le Grenelle de l’environnement arrive à la mise en place, en France, d’un modèle de développement soutenable ? Certainement pas. D’abord, on l’a vu, parce qu’il ne s’appuie sur aucun rapport de force imposant sa mise en place aux acteurs les plus récalcitrants. Cela ne veut pas dire qu’il ne présente aucun intérêt. En tant que forum, en tant qu’états généraux, il constitue déjà une énorme avancée, dont on peut regretter que la majorité plurielle de 1997 n’en ait pas pris l’initiative ! Et il n’est pas exclu que certains compromis débouchent sur des mesures législatives qui pourront d’ailleurs trouver leur insertion dans la législation européenne, elle-même beaucoup plus avancée que sa transposition habituelle en droit français. Chacune de ces « victoires » devra être saluée comme il convient.
Mais tout aussi intéressants seront les désaccords. Passer du modèle de production et de consommation actuel, libéral-productiviste, à un modèle de développement soutenable, c’est évidemment, aux yeux des écologistes, réaliser le Bien commun, mettre la France en conformité avec l’intérêt général des générations présentes et futures. Le problème, c’est que le jeu des autres acteurs va consister à présenter toute concession faite aux écologistes comme un moins pour eux-mêmes, qui devra se payer par des concessions de la part de ceux-ci. Concessions qui dans la plupart des cas seront inacceptables, en ce qu’elles impliqueraient de nouveaux pas en avant dans la dégradation de la planète – au moins de l’environnement français.
Mais justement, ces désaccords-là, s’ils sont convenablement explicités devant l’opinion, montreraient aux yeux de tous que le choix de l’écologie n’est pas une amélioration marginale dans le cadre d’un modèle inchangé, mais implique une refondation générale des compromis fondant notre société. L’écologie est politique, elle exige que l’Etat, dirigé par une majorité favorable au développement soutenable (ou de la « décroissance » de l’empreinte écologique, ou tout ce qu’on voudra…) agisse avec énergie pour modifier notre modèle de production-consommation.
Nicolas Sarkozy fut très clair dans sa campagne, et on le voit tous les jours dans les mesures législatives ou réglementaires que prend sa majorité : telle n’est pas du tout son intention ! Si donc les échecs même du Grenelle de l’environnement parvenaient à mettre en lumière les choix radicaux et urgents, que certains veulent et d’autres ne veulent pas, si le Grenelle permet de repolitiser l’écologie, alors, il aura joué un rôle positif. S’il se présente au contraire comme un échange de vue entre gens de bonne compagnie, débouchant sur la pseudo-synthèse d’un Etat pluraliste prenant en compte les intérêts des uns et des autres, alors, il constituera une régression, même par rapport à l’état actuel de l’opinion publique.
C’est le rôle des éléments les plus conscients, chez les associatifs, les syndicalistes, les élus locaux, de pousser au maximum la quête de quelques avancées, et de porter devant l’opinion publique les antagonismes demeurés irréductibles.
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MessagePosté le: 22/10/2007 15:24:13    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

le vrai site:

http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/
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MessagePosté le: 22/10/2007 15:29:37    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

Synthèse du grennelle de l'environnement sur les OGMs!!!

 
Synthèse  
Les trois séances de travail de l’intergroupe sur les organismes génétiquement modifiés  
ont été consacrées respectivement à la science et à la connaissance, à la gouvernance, et  
au contenu d’une future loi.  
Il ressort de ces séances les points suivants :  
· Les connaissances et la recherche publique sur les incidences des
manipulations génétiques doivent être renforcées (consensus), notamment en
matière d’évaluation environnementale et sanitaire de chaque OGM (consensus),
ainsi que des moyens d’appréciation plus générale, et notamment agronomique,  
sociale et économique, de l’intérêt de chaque OGM (accord majoritaire). Une
ligne pérenne et importante doit être réservée à ce sujet à l’Agence Nationale de la  
Recherche pour les 10 prochaines années, nonobstant la recherche accrue sur les  
autres parcours de culture (non débattu).  
 
 
 
 
· Une haute autorité unique donnant des avis au gouvernement sur chaque
OGM doit être mise en place (consensus). Elle doit être équipée d’une expertise
scientifique indépendante et pluridisciplinaire, d’une expertise citoyenne et de  
moyens propres, et est chargée de coordonner l’évaluation préalable à  
l’autorisation de dissémination (consensus) ainsi que la surveillance des effets  
 
 
(débat sur l’articulation ou l’indépendance de l’évaluation et de la surveillance).  
Elle travaille dans la transparence (consensus). Elle ne se substitue pas à l'échelon
politique, qui reste celui de la décision.  
 
· Avant la fin du printemps 2008, l’adoption d’une loi traitant des OGM  
(consensus), créant la haute autorité (consensus), et déclinant en particulier les
principes du libre choix de produire et de consommer (consensus) avec ou
sans OGM (consensus mais débat sur les seuils), du pollueur-payeur (consensus)  
 
 
et de la responsabilité (pas de consensus sur les déclinaisons pratiques), de nonbrevetabilité
du vivant (consensus sur la non brevetabilité du génome), de
transparence et de participation citoyenne (consensus), d’évaluation préalable et
continue de chaque OGM (consensus), sur les critères environnementaux et
sanitaires (consensus), et du développement durable (consensuel).  
 
 
 
 
Par ailleurs, les fortes attentes pour des discussions de fond sur l’intérêt sociétal et la  
justification des innovations biotechnologiques doivent trouver une arène instituée  
d’expression et de dialogue.  
Enfin, le groupe s’est entendu sur le besoin d’avancer dans la consolidation d’une  
politique nationale sur le gène et les ressources génétiques, à explorer par exemple à  
l’occasion d’un « sommet international ou européen du gène ».  
 
 
 
 
 

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MessagePosté le: 22/10/2007 22:54:37    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

Ouah!!!! )_+ T'y vas pas de main morte clind il va m'en falloir du temps pour étudier tout cela please Mais qu'est-ce que le temps lorsqu'on a toute une vie Exclamation bravo
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MessagePosté le: 22/10/2007 23:09:57    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

Ce qui est intéressant c'est qu'il y a de tout comme concepts.

Au final on est tous d'accord mais c'est sur la manière d'y aller. les minorités se couchent devant les majorités, les majorités s'allient avec des idées plutôt souple au final, il se passe quelque chose de modéré. On sait pas alors on le fait pas. On avance progressivement. ce quim'inquiètes c'est plutôt notre capacité à trancher. sommes nous victimes de la raison ou plutôt avons nous peur de changer du tout au tout. Sur certains points, pas de précipitations, sur d'autres peut être un peu plus de fermeté dans les résolutions.

pouce

Ca avance çà avance.
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MessagePosté le: 22/10/2007 23:27:39    Sujet du message: Le Grenelle de l'environnement : une mascarade? Répondre en citant

L'homme en général se méfie des changements ...bonne chose d'une côté, car pourquoi changer si tout va bien.
Seulement dans certains cas il est nécessaire de faire des changements rapides....lorsqu'on est au bord d'un précipice, et sur un chemin glissant, on s'arrête pile et on fait vite demi-tour Exclamation La planète est au bord du précipice et sur un terrain glissant furie De plus nous avons l'effet boule de neige, ce qui fait que tout va plus vite et plus grand furie

Il y a:
-Ceux qui le comprennent et sont prêts à changer leur genre de vie,même si c'est un inconvénient au début. Ceux là font de leur mieux dans leur vie quotidienne et essaient d'alerter les autres pouce
-Ceux qui le comprennent , sans trop y croire,attendant que les gouvernements agissent cry
-Ceux qui le comprennent mais qui ne pensent qu'à eux mêmes , à l'argent et au pouvoir diablo
)ceux qui n'y croient pas et pensent que c'est un complot pour faire peur , dominer et faire marcher l'économie enclume sweep
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