Forum sans frontières-without boundary Index du Forum

Forum sans frontières-without boundary


 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Notice board-Panneau d'affichage 
Invité
Notre forum a une autre adresse http://connaitre-le-monde.xooit.com/index.php où nous vous attendons
Ce site n'est maintenant que les ARCHIVES de " Connaître le Monde Forum sans frontières "

Our forum has a new address http://connaitre-le-monde.xooit.com/index.php where we are waiting for you
This site is only the archives of " Connaître le Monde Forum sans frontières "
C'est en toi-même que tu trouveras la paix

 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Forum sans frontières-without boundary Index du Forum -> Au-delà de l'Essence - further that our Essence -> Philosophie-philosophy -> Archives 2007-2009
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Teiwas
Modérateur
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Jan 2007
Messages: 9 534
Australia -Red Center

MessagePosté le: 19/10/2007 04:06:09    Sujet du message: C'est en toi-même que tu trouveras la paix Répondre en citant

La plupart des hommes cherchent la solitude dans les champs, sur des rivages, sur des collines. C'est aussi ce que tu recherches ordinairement avec le plus d'ardeur. Mais c'est un goût très vulgaire. Il ne tient qu'à toi de te retirer à toute heure au-dedans de toi-même. Il n'y a aucune retraite où un homme puisse être plus en repos et plus libre que dans l'intérieur de son âme; principalement s'il y a mis de ces choses précieuses qu'on ne peut revoir et considérer sans se trouver aussitôt dans un calme parfait, qui est, selon moi, l'état habituel d'une âme où tout a été mis en bon ordre et à sa place.

Jouis donc très souvent de cette solitude, et reprends-y de nouvelles forces. Mais aussi fournis-la de ces maximes courtes et élémentaires, dont le seul ressouvenir puisse dissiper sur-le-champ tes inquiétudes, et te renvoyer en état de soutenir sans trouble tout ce que tu retrouveras.

Car enfin, qu'est-ce qui te fait de la peine ? Est-ce la méchanceté des hommes ? Mais rappelle-toi ces vérités-ci : que tous les êtres pensants ont été faits pour se supporter les uns les autres; que cette patience fait partie de la justice qu'ils se doivent réciproquement; qu'ils ne font pas le mal parce qu'ils veulent le mal. D'ailleurs à quoi a-t-il servi à tant d'hommes, qui maintenant sont au tombeau, réduits en cendres, d'avoir eu des inimitiés, des soupçons, des haines, des querelles ? Cesse donc enfin de te tourmenter.

Te plains-tu encore du lot d'événements que la cause universelle t'a départi ? Rappelle-toi ces alternatives de raisonnement : ou c'est la providence, ou c'est le mouvement fortuit des atomes qui t'amène tout; ou enfin il t'a été démontré que le monde est une grande ville...

Mais tu es importuné par les sensations du corps ? Songe que notre entendement ne prend point de part aux impressions douces ou rudes que l'âme animale éprouve, sitôt qu'il s’est une fois renfermé chez lui, et qu'il a reconnu ses propres forces. Au surplus, rappelle-toi encore tout ce qu'on t'a enseigné sur la volupté et la douleur, et que tu as reconnu pour vrai.

Mais ce sera peut-être un désir de vaine gloire qui viendra t'agiter. Considère la rapidité avec laquelle toutes choses tombent dans l'oubli; cet abîme immense de l'éternité qui t'a précédé et qui te suivra; combien un simple retentissement de bruit est peu de choses; la diversité et la folie des idées que l'on prend de nous; enfin la petitesse du cercle où ce bruit s'étend. Car la terre entière n'est qu'un point de l'univers; ce qui en est habité n'est qu'un coin du monde; et dans ce coin-là même, combien auras-tu de panégyristes, et de quelle valeur ?

Souviens-toi donc de te retirer ainsi dans cette petite partie de nous-mêmes. Ne te trouble de rien; ne fais point d'efforts violents; mais demeure libre. Regarde toutes choses avec une fermeté mâle, en homme, en en citoyen, en être destiné à mourir. Surtout, lorsque tu feras dans ton âme la revue de tes maximes, arrête-toi sur ces deux : l'une, que les objets ne touchent point notre âme, qu'ils se tiennent immobiles hors d'elle, et que son trouble ne vient jamais que des opinions qu'elle se fait au-dedans; l'autre, que tout ce que tu vois va changer dans un moment, et ne sera plus ce qu'il était. N'oublie jamais combien il est arrivé déjà de révolutions, ou en toi, ou sous tes yeux. «Le monde n'est que changement; la vie n'est qu'opinion»1.

1 - Formule attribuée à Démocrite.
Marc Aurèle
(121-180 après J.-C.)
Pensées, livre IV, art. 3,
traduction M. de Joly (1803).
_________________
Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 19/10/2007 04:06:09    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Serious Frank
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: 19/10/2007 07:22:09    Sujet du message: C'est en toi-même que tu trouveras la paix Répondre en citant

Cela tombe bien car c'est notamment et surtout en ce moment auquel, je désire trouver la paix.

Merci bien M'dame Teiwas.
Revenir en haut
Teiwas
Modérateur
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Jan 2007
Messages: 9 534
Australia -Red Center

MessagePosté le: 19/10/2007 07:33:52    Sujet du message: C'est en toi-même que tu trouveras la paix Répondre en citant

Pas de quoi Sieur Serious Frank #%^* J'aime partager un de mes philosophes préférrés pouce
PS je t'ai envoyé un MP il y a bie longtemps , mais tu ne l'as encore pas lu cry please
_________________
Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle
Revenir en haut
Raphaël
Conseil des Anciens
Conseil des Anciens

Hors ligne

Inscrit le: 14 Jan 2007
Messages: 1 396
Centre

MessagePosté le: 20/10/2007 01:20:53    Sujet du message: C'est en toi-même que tu trouveras la paix Répondre en citant

Dans le genre, j'aime beaucoup les "lettres à Lucilius" de Senèque...

Notamment :


  LETTRE XLII. Rareté des gens de bien. – Vices cachés sous l’impuissance. Ce qui est gratuit coûte souvent bien cher.
Citation:



Cet homme t’a déjà persuadé qu’il est homme de bien. Mais ce titre-là ne s’acquiert et ne se constate pas si vite. Tu sais ce qu’ici j’entends sous ce mot ? un homme de bien du second ordre. Pour l’autre, comme le phénix, il naît une fois dans cinq siècles ; et faut-il s’étonner que les prodiges s’enfantent à de grands intervalles ? Le médiocre et le commun, le sort se plaît à les créer souvent ; mais il confère aux chefs-d’œuvre le mérite de la rareté. L’homme dont tu parles est loin jusqu’ici de ce qu’il fait profession d’être ; et s’il savait ce qu’est un homme de bien, il ne se jugerait pas encore tel, peut-être même désespérerait-il de le devenir. « Mais il pense si mal des méchants ! » Et les méchants aussi pensent comme lui : le plus grand supplice d’un cœur mauvais, c’est de déplaire et à soi-même et à ses pareils. « Mais il hait tous ces grands improvisés qui usent en tyrans de leur pouvoir ! » Il fera comme eux, quand il pourra les mêmes choses qu’eux. Sous l’impuissance de bien des hommes un génie pervers est caché : il osera, quand il aura foi en ses forces, tout ce qu’ont osé les mauvais instincts qu’un sort prospère a fait éclore. Les moyens seuls de développer toute leur noirceur manquent à ces âmes. On manie impunément le serpent le plus dangereux tant qu’il est roide de froid ; alors son venin, sans être mort, n’est qu’engourdi. Combien de cruautés et d’ambitions, et de débauches auxquelles il ne manque, pour égaler en audace les plus monstrueuses, que d’être aidées de la Fortune ! Elles ont les mêmes vouloirs : veux-tu t’en convaincre ? Donne-leur de pouvoir tout ce qu’elles veulent. Tu te rappelles cet homme dont tu prétendais pouvoir disposer ; je te disais qu’il était volage et léger, que tu ne le tenais point par le pied, mais par le bout de l’aile. Je me trompais : tu le tenais par une plume ; il te l’a laissée dans la main et s’est envolé. Tu sais comment ensuite il s’est joué de toi, et que de choses il a tentées qui devaient lui tourner à mal ! Il ne se voyait pas courir au piège en voulant y pousser les autres ; il oubliait combien étaient onéreux les objets de sa convoitise, quand ils n’eussent pas été superflus.


Sachons donc voir que ce qui provoque notre ambition et nos efforts si laborieux ou ne renferme nul avantage, ou offre encore plus d’inconvénients. Telle chose est superflue, telle autre ne vaut pas notre peine. Mais notre prévoyance ne va pas si loin, et nous appelons gratuit ce qui coûte le plus cher. Ô stupidité de l’homme ! Il s’imagine ne payer que ce qui vide sa bourse, et obtenir pour rien ce pour quoi il se donne lui-même. Ce qu’il ne voudrait pas acheter, s’il fallait, en échange, livrer une maison, une propriété d’agrément ou de rapport, il est tout prêt à l’acquérir à prix d’inquiétudes, de dangers, de temps, de liberté, d’honneur. Tant l’homme n’a rien qu’il prise moins que lui-même ! Que ne fait-il donc en tout projet et pour toute chose ce que fait quiconque entre chez un marchand ? L’objet qu’on désire, à quel prix sera-t-il livré ? Souvent le plus dispendieux est celui qu’on reçoit pour rien. Que d’acquisitions, que de présents je puis te citer qui nous ont arraché notre indépendance ! Nous nous appartiendrions, s’ils ne nous appartenaient pas.
Médite ces réflexions dès qu’il s’agira non-seulement de gain à faire, mais de perte à subir. Dis-toi : « Que vas-tu perdre ? Ce qui t’est venu du dehors. Tu n’en auras pas plus de peine à vivre après qu’avant. L’avais-tu longtemps possédé ? Tu t’en es rassasié avant de le perdre. Si tu ne l’as pas eu longtemps, tu n’en avais pas encore l’habitude. Ce sera de l’argent de moins ? Partant, moins de tracas. Ton crédit en diminuera ? Tes envieux aussi. Considère tous ces faux biens dont on s’éprend jusqu’à la folie, que l’on perd avec tant de larmes, et comprends que ce n’est point la perte qui fâche, mais l’idée qu’on se fait de cette perte. On la sent, non point par le fait, mais par la réflexion. Qui se possède n’a rien perdu : mais à combien d’hommes est-il donné de se posséder ? »



Je sais, c'est super dur à lire sous cette forme, mais les phylosophes (sic) de ce forum entendront ce qu'ils doivent y entendre ...



Bien à vous tous
_________________
"Seul est grand celui qui transforme la voix du vent en un chant que son propre amour aura rendu plus doux." [Khalil Gibran]
Revenir en haut
Mélane
Conseil des Anciens
Conseil des Anciens

Hors ligne

Inscrit le: 14 Jan 2007
Messages: 2 588

MessagePosté le: 20/10/2007 01:27:30    Sujet du message: C'est en toi-même que tu trouveras la paix Répondre en citant

#%^*
Merci teiwas ..de ce partage pouce
_________________
"là ou réside la liberté de l homme ,est sa pensée " V.H"
Revenir en haut
Teiwas
Modérateur
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Jan 2007
Messages: 9 534
Australia -Red Center

MessagePosté le: 25/10/2007 22:26:31    Sujet du message: C'est en toi-même que tu trouveras la paix Répondre en citant

Alors continuons à partager :

Citation:
Ce que tu m'écris, comme ce que j'entends dire, me fait bien augurer de toi. Tu ne cours pas le monde et, de déplacement en déplacement, tu n'entretiens pas en toi l'agitation. Cette instabilité décèle une âme malade. Par contre, le premier indice d'une pensée en équilibre, c'est, à mon sens, de savoir se fixer et séjourner avec soi.
Il y a autre chose: tu lis beaucoup d'auteurs, des livres de tout genre. Cette disposition ne supposerait-elle pas du flottement, un certain manque d'assiette? Séjournons dans l'intimité de maîtres choisis; nourrissons-nous de leur génie, et ce que nous en aurons tiré se conservera fidèlement dans notre âme. C'est n'être nulle part que d'être partout. À passer sa vie en voyage, on se fait beaucoup d'hôtes, et point d'amis. Ce sera fatalement le sort de ceux qui, au lieu de s'en tenir au commerce intime d'un grand esprit, épuisent la liste des auteurs en courant éperdument de l'un à l'autre.
Les aliments ne profitent pas, ils ne s'assimilent pas, quand, à peine absorbés, on les rejette. Rien n'entrave la guérison comme de changer coup sur coup de remèdes. Une blessure n'arrive pas à se cicatriser, si l'on ne fait qu'y essayer les pansements. Une bouture ne se fortifie pas, si on la transplante sans cesse. Il n'est principe si utile qui fasse son effet en passant.

Sénèque, Livre I, Lettre 2, §§ [1] à [3],
"nihil tam utile est ut in transitu prosit."
clind
_________________
Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 10/12/2016 07:00:38    Sujet du message: C'est en toi-même que tu trouveras la paix

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Forum sans frontières-without boundary Index du Forum -> Au-delà de l'Essence - further that our Essence -> Philosophie-philosophy -> Archives 2007-2009 Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com