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La biopiraterie

 
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Auteur Message
Mélane
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MessagePosté le: 12/09/2007 14:45:08    Sujet du message: La biopiraterie Répondre en citant

Des milliers de brevets sont déposés chaque année sur les plantes du monde entier par les multinationales, les industries. Vol scandaleux du patrimoine humain ; la biopiraterie.
1/

http://video.google.fr/videoplay?docid=-5790810242878637969
2/ pouce


http://video.google.fr/videoplay?docid=1500281229832819709




Article paru le samedi 23 juin 2007 dans « Le Monde2 », la grande enquête :
« … De nombreuses multinationales ont reçu le prix « Capitaine Crochet » (décerné tous les 2 ans par la coalition contre la biopiraterie, un groupe d’ONG qui luttent contre le pillage des ressources génétiques) : Monsanto, L’Oréal, Syngenta, Bayer … La biodiversité est devenue l’objet de la convoitise des industries pharmaceutiques, agrochimiques et biotechnologiques. Elles ont compris l’immense potentiel que représentent les gisements verts et se montrent particulièrement voraces : campagnes généralisées de bio prospection dans les déserts et les forêts, recensement systématique de la flore et du savoir associé des anciens, dépôts de brevets… Peu ou pas de contrepartie pour les communautés dont est utilisé le savoir ancestral. Ironie du sort, 90% de la biodiversité se trouve dans les pays du Sud. Seule une infime partie a été explorée…
… Après la conquète de l’or noir, voici donc venu le temps de l’or vert. Chaque jour apparaissent de nouvelles affaires de bio piraterie. Ayahuasca des curanderos (guérisseurs) de l’Amazonie, arbre fongicide et insecticide (neemtree ou mangousier) de Birmanie, iboga utilisé lors des cérémonies de Bwiti (rite initiatique) au Gabon, maca sacré du Pérou aux vertus « rivalisant avec la DHEA et le viagra », hoodia des Bochimans de Namibie « qui fait maigrir », kava des Samoa qui relaxe, pervenche de Madagascar utilisée en chimiothérapie… Le secteur alimentaire n’est pas épargné : riz basmati, curcuma, quinoa, colza…Sur les 5 continents, les ONG contestataires fleurissent …
…Les intérêts financiers sont colossaux. L’industrie pharmaceutique, en mal de nouvelles molécules inoffensives et efficaces, s’intéresse de plus en plus à la médecine des chamans. Mais la science des plantes, ce sont les peuples aborigènes qui la détiennent. On les appelle tradipraticiens au Gabon, maraakame au Méxique, çaman chez les Toungouses de Sibérie (à l’origine du terme « chaman » qui signifie bondir), sangoma  en Afrique du Sud, inyanga chez les zoulous, angakok chez les Inuits…Leur savoir, très secret, se transmet de père en fils. Les chamans guérissent, alliant leur connaissance des plantes aux cérémonies rituelles. Des pratiques immémoriales, disparues d’Occident mais qui perdurent dans le reste du monde. Or l’industrie a besoin de ce savoir ancestral. Car les plantes, il faut les connaître, savoir où les chercher. Il faut marcher loin, longtemps, souvent des jours entiers. Si l’on a pas la « science », si l’on ne connaît pas le « secret », impossible de distinguer les bonnes des mauvaises plantes. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. C’est donc devenue pratique courante pour les compagnies de se faire aider des indigènes pour identifier les herbes et leurs propriétés curatives.
De plus en plus critiqués pour ces pratiques, les industriels ont changé de tactique. Ils recourent maintenant à des intermédiaires, afin de ne pas être accusé de biopiraterie. « Les entreprises pharmaceutiques, agrochimiques ou biotechnologiques ont arrêté de pratiquer elles-mêmes la bioprospection, confirme François Meienberg, de la Déclaration de Berne, une ONG suisse. Soit elles travaillent en partenariat avec des universités, soit elles sous-traitent cette tâche à des petites compagnies spécialisée. » On se méfie moins d’une université que d’un industriel. Les mauvais élèves ne manquent pas. L’université de Lausanne, par exemple, a illégalement pratiqué la la recherche biologique au Zimbabwe pour le compte de Phytera, une entreprise de biotechnologie américaine …
…L’homme moderne, qui se croit devenu tout puissant devant la nature, la maîtrise en réalité de moins en moins. Pire, il la saccage. Roberte Hamayon, spécialiste du chamanisme en Sibérie, rappelle la modestie des chasseurs-cueilleurs du paléolithique. Chaque année se déroulait une cérémonie chamanique pour négocier avec la nature la quantité de gibier qui serait chassée en contrepartie de tributs humains. Ceux qui devaient mourir dans l’année étaient désignés. Juste équilibre de l’écosystème. Paroxysme de la sagesse, l’homme arrivé à la fin de sa vie partait seul dans la forêt « se rendre à la nature » …
Aujourd’hui, nous sommes loin des chamans qui allaient collecter quelques plantes dans la forêt. Un véritable vent de folie semble s’être abattu sur l’humanité. La réalité rattrape la science-fiction. Certaines ONG permettraient à des géants industriels de pratiquer la bioprospection dans les zones qu’elles sont censées protéger. Nom : Conservation International. Désignation : ONG environnementale . Signe particulier : »Leader mondial de la conservation de la biodiversité ». Siège :Washington. Zone d’action : 40 pays répartis sur 4 continents. Prés de 300 donateurs : Bank of America, Boeing, Bristol-Myers, British gas, Texaco, Citigroup, Coca-cola, Dow, Esso, Exxon, Mobile, Google, Mc donald, Microsoft, Monsanto, Nasdaq Stock Market, Shell, Walt Disney… Comité de direction: Gap, Global Hyatt, BP, Intel, United Airlines, Wal-mart Stores, Starbuck Coffee… Conservation International (CI) gère une quarantaine  de « hotspots de biodiversité », ces zones protégée de la planète choisies pour la richesse de leur flore. Chaque jour, CI étend un peu plus son rayon d’action : Guyane, Surinam, Congo, Mélanésie, Micronésie, îles Salomon…
L’ONG est de plus en plus controversée : « CI est soupçonnée de collaborer avec des laboratoires pharmaceutiques et des sociétés de biotechnologie en leur permettant la bioprospection dans les écorégions dont elle a la charge », dénonce Aziz Choudry, chercheur à l’Université Concordia (Canada) qui a longuement enquêté sur les activités de CI. Dans un rapport de 2003 intitulé Conservation International, le cheval de Troie, le Centre d’analyse et de recherches sociales et économiques du Chiapas (Capise) écrit : « La stratégie de CI consiste à recueillir des informations et à acheter de larges étendues de terres possédants un fort potentiel de bioprospection. Cela permet à l’ONG de gérer les ressources naturelles et/ou stratégiques dans de nombreux pays et de les mettre  à la disposition  des transnationales. »…
… CI n’est pas la seule ONG incriminée. WWF ou The Nature Conservancy emploiraient des méthodes analogues …
… Les états membres de la Convention sur la diversité biologique se sont engagés à stopper l’érosion de la biodiversité d’ici à 3 ans. C’est le « défi pour la biodiversité mondiale ». Prochain épisode en 2010 au Japon, à la conférence des parties. Mais, selon les ONG, le consensus sera très difficile à obtenir. Tant qu’agiront les lobbies … »







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"là ou réside la liberté de l homme ,est sa pensée " V.H"


Dernière édition par Mélane le 12/09/2007 15:26:16; édité 3 fois
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MessagePosté le: 12/09/2007 14:45:08    Sujet du message: Publicité

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Mélane
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Messages: 2 588

MessagePosté le: 12/09/2007 14:47:48    Sujet du message: La biopiraterie Répondre en citant

Sur l’altiplano bolivien, dès avant les Incas, les paysans cultivaient une céréale très riche en protéines, la Quinoa.
Au cours des siècles, elle s’est peu à peu répandue sur tous les territoires andins. En 1994, deux chercheurs de l’Université du Colorado (USA), obtenaient un brevet donnant l’exclusivité de la variété mâle de la céréale Quinoa appelée Apelawa. Et pourtant ces chercheurs reconnaissaient qu’ils n’avaient pas créé cette variété. Ils l’avaient simplement prélevée sur place.
Le brevet porte sur la connaissance qu’ils avaient acquise du système permettant la production d’espèces hybrides.
Il s’applique non seulement aux hybrides dérivés de la variété Apelawa, mais également aux hybrides provenant d’une quarantaine d’autres variétés traditionnelles.
La production aux Etats-Unis de la céréale Quinoa ainsi brevetée empêche désormais les paysans latino-américains d’exporter leur propre production vers ce pays.
Au Nord de l’Inde et au Pakistan, depuis des siècles, les paysans cultivent une variété de riz particulière, dénommée Basmati. La société américaine “Rice Tec” a obtenu un exemplaire du germoplasme de ce riz. En 1998, “Rice Tec” a obtenu un brevet intitulé « graines et lignées Basmati. »
Les gouvernements indien et pakistanais ont dénoncé cette usurpation d’une marque géographique et de connaissances traditionnelles. Un héritage collectif dont les paysans pakistanais et indiens étaient les dépositaires a été ainsi volé.
Désormais, le riz Basmati “made in USA” inonde les marchés.
La céréale Quinoa et le riz Basmati offrent deux exemples de cette application du brevetage à la matière vivante.
Le brevetage s’applique aux productions indigènes sans accorder aux populations locales reconnaissance, ni compensation. Il bafoue les droits des communautés locales sur leurs connaissances traditionnelles. Des plantes dont les modes et les capacités de reproduction ont, au fil des siècles, été améliorées par le travail patient des agriculteurs sont ainsi privatisées et ceux qui en usaient pour leur subsistance en sont dépouillés.
C’est cela la biopiraterie.
Depuis les temps les plus reculés, la matière vivante a toujours été considérée comme faisant partie du patrimoine commun de l’humanité. Elle n’était pas un objet de commerce. Chaque fois qu’une découverte se faisait dans l’ordre du vivant, elle était très largement partagée, d’abord au sein de la communauté scientifique et ensuite à l’ensemble de l’humanité.
En 1994, avec la signature des Accords de Marrakech qui créent l’OMC, les gouvernements, sous l’impulsion des milieux d’affaires, signent l’Accord sur les Droits de Propriété Intellectuelle (ADPIC) qui permet de breveter la matière vivante, c’est-à-dire qui permet de l’attribuer exclusivement à une entité privée qui peut en tirer du profit grâce au monopole de propriété et d’usage qui lui est ainsi accordé.
L’ADPIC a été adopté en dépit du fait qu’avant cet accord, la communauté internationale avait négocié, signé et ratifié deux textes qui devaient, s’il y avait un véritable ordre juridique international, empêcher l’ADPIC. Tout d’abord, le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (adopté en 1966 ; entré en vigueur en 1976). Il proclame : « Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l’intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance. » Ensuite, la Convention de Rio sur le Respect de la Biodiversité (1992).
Ces textes remarquables engagent tous les États signataires, dont l’ensemble des pays de l’Union européenne. Mais, incohérence et inconséquence des gouvernements et surtout docilité aux attentes patronales, ces mêmes États ont négocié, signé et ratifié l’ADPIC.
Il y a contradiction absolue entre les deux textes.
L’ADPIC est en fait l’instrument le plus pervers d’un colonialisme nouvelle manière.
Plus besoin de contrôler des territoires et des populations pour s’approprier leurs richesses. Par la pratique généralisée du brevet - c’est-à-dire un titre de propriété - imposée à tous les États par l’ADPIC, les grandes entreprises multinationales du Nord, avec le soutien des gouvernements des pays industrialisés, s’approprient les ressources naturelles des pays du Sud, soumettent à la logique du profit des droits fondamentaux comme le droit à l’alimentation et l’accès aux cultures traditionnelles et bafouent les accords internationaux destinés à garantir la souveraineté des peuples sur leurs ressources naturelles ou à protéger le patrimoine naturel mondial et la diversité biologique.
Raoul Marc Jennar
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framboise
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MessagePosté le: 12/09/2007 18:39:17    Sujet du message: La biopiraterie Répondre en citant

c'est scandaleux... c'est toujours la même chose : les petits sont toujours perdants ><p
 et pourtant, si tous les petits du monde se donnaient la main... Rolling Eyes
utopie? rêve ? espoir Idea
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C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire!
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Roze
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Messages: 1 684

MessagePosté le: 13/09/2007 18:34:11    Sujet du message: La biopiraterie Répondre en citant

Citation:
et pourtant, si tous les petits du monde se donnaient la main... Rolling Eyes
utopie? rêve ? espoir
Idea

Et si on se donnait la main, en effet. Ceci ne se fait, c'est pour ça que c'est du domaine du rêve.
Et pourtant est-ce de rêver, que de se ''dé-pécher'' d'enlever nos peurs et insécurités, de véritable manteaux freinant nos capacités, nos potentialités, notre pouvoir créateur.



.
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Teiwas
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Inscrit le: 08 Jan 2007
Messages: 9 534
Australia -Red Center

MessagePosté le: 13/09/2007 22:10:40    Sujet du message: La biopiraterie Répondre en citant

Mais pour arriver à faire quelque chose il nous faut d'abord élir des gouvernements qui ne sont pas basés sur le pouvoir et l'argent.
Tant que ces deux fléaux sont en tête de file , il ne nous reste que les rêves.

Il est écrit:'Aides-toi et le ciel t'aidera" . Donc c'est à l'homme de faire le premier pas.
Rêver et prier c'est très bien ...agir c'est mieux, car nous sommes dans le Monde des Actions (Sauf moi- qui suis au pays du "Dreamtime" Mr. Green )

Citation:
La révolution écologique commencera vraiment quand chacun d'entre nous comprendra qu'il y a d'autres façons d'être riche
Jean-Charles Hourcade,
l'un des principaux auteurs du rapport du GIEC (IPCC)

_________________
Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle
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MessagePosté le: 07/12/2016 22:11:09    Sujet du message: La biopiraterie

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