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Posted: 09/07/2008 05:57:36
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Les mots, je l'imagine souvent, sont des petites maisons avec cave et grenier. Le sens commun séjourne au rez-de -chaussée... Monter l'escalier dans le mot,c'est de degré en degré abstraire. Descendre à la cave,c'est rêver,c'est se perdre dans les lointains couloir d'une éthymologie incertaine,c'est chercher dans les mots des trésors introuvables.Monter et descendre,dans les mots mêmes,c'est la vie du poète. Monter trop haut,descendre trop bas est permis au poète qui joint le terrestre à l'aérien. Seul le philosophe sera-t'il condamné par ses pairs à vivre toujours au rez -de- chaussée? Gaston Bachelard (La poésie de l'espace) _________________ Connaître, ce n'est pas démontrer ni expliquer,c'est accéder à la vision.Saint-Exupéry
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Posted: 12/07/2008 13:43:20
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pour moi, les mots sont un peu comme des cubes : on les empile, on les encastre, on les monte en pyramide, on peut jongler aussi et ils dessinent... tout ce qu'on veut..!!! mais.. les chiffres.. c'est moins évident ..  _________________ C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire!
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Posted: 12/07/2008 22:00:24
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Les chiffres quel plaisir
120, C 100' H, 10, 20 ,100 = Sans vin, c'est sans tache, dit Vincent
7 x 6, 20, 100, É, A, 6 ,100 ,1 ,10 = Cette fois-ci, Vincent est assis sans indice
20 10 6 = A 1 2 C 4
 _________________ Connaître, ce n'est pas démontrer ni expliquer,c'est accéder à la vision.Saint-Exupéry
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Posted: 14/07/2008 05:07:25
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J’ai vu naître un mot ; c’est voir naître une fleur. Ce mot ne sortira peut-être jamais d’un cercle étroit, mais il existe ; c’est lirlie.
Comme il n’a jamais été écrit, je suppose sa forme : lir ou lire, la première syllabe ne peut être différente ; la seconde, phonétiquement li, est sans doute, par analogie, lie, le mot ayant conçu au féminin. J’entendais donc, à la campagne, appeler des pommes de terre roses hâtives, des lirlies roses : on ne put me donner aucune autre explication, et le mot m’étant inutile, je l’oubliai.
Dix ans après, en feuilletant un catalogue de grainetier, je fus frappé par le nom d’early rose donné à une pomme de terre, et je compris les syllabes du jardinier. »
(Esthétique de la langue française, Mercure de France, 1899
Rémy de Gourmont).
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Posted: 14/07/2008 06:24:50
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| Quote: | Dix ans après, en feuilletant un catalogue de grainetier, je fus frappé par le nom d’early rose donné à une pomme de terre, et je compris les syllabes du jardinier. »
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trop drôle!
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